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Résilience

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Le changement climatique accroît la fréquence et l'ampleur des catastrophes naturelles et exacerbe la vulnérabilité de beaucoup. Il est donc crucial de renforcer résilience et capacité d'adaptation, surtout pour les pauvres qui sont les plus touchés. Photo ©C&S Northway

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Plus d'un milliard de dollars sont engagés dans de nouvelles coalitionspour rendre la gestion de l’eau résiliente aux changements climatiques et pour réduire l’impact des changements climatiques sur les océans.

Paris, 2 décembre 2015 – Une vaste coalition de pays, d’organisations de gestion de l’eau dans les bassins, d’entreprises, des mégapoles et la société civile se sont mobilisés sur l'eau et l'adaptation au changement climatique. Le focus « Eau et Résilience » du Plan d'Actions Lima-Paris a aussi mis en valeur des partenariats et des coalitions clés pour rendre les bassins versants, lacs, acquifères et deltas plus résilients au changement climatique et réduire l'impact de l'activité humaine sur les océans.

Les changements climatiques, auxquels s'ajoute une utilisation non durable de l’eau, ont des répercussions nombreuses sur les sociétés et les économies, provoquant des sécheresses, des inondations tout en accentuant le réchauffement climatique. Cela affecte la gestion de la ressource en eau et produit des conséquences négatives.

En l'absence d'un renforcement de la gestion des ressources en eau, tout progrès de réduction de la pauvreté, de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) mais aussi de développement durable dans toutes ses dimensions économiques, sociales et environnementales, sera compromis.

Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation aux changements climatiques dans les bassins des fleuves, des lacs et des aquifères

Le Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation dans les bassins des fleuves, des lacs et des aquifères est un des engagements majeurs sur l'eau à la COP21, porté par le Réseau international des Organismes de Bassin (INBO/RIOB). Il compte aujourd’hui 305 signatures dans 87 pays du monde. À l’initiative des ministres français et péruvien de l’environnement, une cérémonie de signature du Pacte de Paris a été organisée en ouverture de la journée « Résilience » marquant ainsi le soutien politique à cet instrument qui vise à rallier des acteurs du monde entier pour que tous les pays mobilisent leurs propres organismes de bassin, avec l’objectif de renforcer leurs actions d’adaptation. Ce Pacte est aussi conçu pour inclure une large mobilisation d’acteurs, de donateurs, et de réseaux disposés à apporter leur aide, y compris financière à cette démarche. Il s’ouvre à des programmes régionaux particulièrement stratégiques, au sein desquels des pays unissent leurs forces pour aborder l’enjeu de la gestion des ressources en eau transfrontalières.

Le Pacte couvre une large zone géographiques et une coalition d'acteurs de l'eau : organisations, gouvernements, financeurs, autorités locales, entreprises et société civile. Le Pacte contient des engagements visant à mettre en œuvre des plans d’adaptation, de renforcement des systèmes de suivi et des mesures de gestion de l'eau.

Ces grands projets de coopération annoncés à la COP21 représentent au total plus de 20 milliards de dollars d’assistance technique de la part de gouvernements, de la Banque Mondiale, de la Commission européenne, des agences de l’eau, et, potentiellement, plus d’un milliard de dollars d'autres types de financement (dons, subventions ou prêts) :

  • Un engagement financier de l’Inde pour renforcer la résilience aux changements climatiques par l’amélioration de la gestion des eaux souterraines (5 million $ du gouvernement indien)
  • Dans le bassin du Niger (9 pays africains concernés), le lancement d’un plan d’investissement décennal pour renforcer la résilience aux changements climatiques, avec le soutien financier de la Banque mondiale/AID (50 million $) , de l’UEMOA (26,7 million$), de la KfW (56,25 million$), du Fonds pour l’environnement mondial (12.5 million$) et des pays eux-mêmes (26,3 million $)
  • En Jordanie, au Liban, à Monaco, au Maroc, en Espagne et en Tunisie, un engagement de 7 ans dans le cadre de la Plateforme méditerranéenne pour l’eau pour évaluer l’état et l’évolution des ressources en eau, avec le soutien de la Commission européenne (9 525 000€ dont 46% sécurisés pour la première phase).
  • Au Maroc, un projet destiné à accroître la résilience du secteur agricole par l’amélioration des pratiques d’irrigation, avec des financements de la BIRD et du Royaume du Maroc (185,5 million$ de la IBRD).
  • Au Mexique : une collaboration quadriennale pour améliorer la gestion des ressources en eau et des services hydrologiques dans la vallée de Mexico (990 000€).
  • Au Pérou, en Équateur, au Brésil et en Colombie, le programme financé par la Commission européenne « Ecocuencas », un engagement triennal en faveur d’un mécanisme financier pour soutenir les mesures d’adaptation   aux changements climatiques dans les bassins des fleuves (2 500 000€)
  • En Chine, un engagement triennal en faveur de l’amélioration de la gestion du bassin du fleuve du Hai, avec le soutien de la France (805 000€).
  • En Afrique centrale dans le Bassin du Congo, le lancement d’un programme de suivi hydrologique et météorologique bénéficiant d'un financement AFD à hauteur de 500 000€. Cet engagement vise à améliorer les conditions de plus de 160 millions de personnes des plus vulnérables.

Engagement des villes à renforcer la résilience des systèmes hydrologiques

  • La Coalition des mégalopoles pour l’eau et le changement climatique (MegaCities Coalition for Water and Climate), qui regroupe 11 mégalopoles (Paris, London, Lagos, Buenos Aires, Chicago, Tokyo, Mexico, New York, Sao Paulo, Beijing, Cairo) et 85 millions d’habitants, qui s’engagent à prendre des mesures et à mettre en place une plate-forme d’échange de connaissances.
  • L’engagement financier du Groupe Banque mondiale visant à renforcer la sécurité des systèmes hydrologiques et la résilience aux changements climatiques dans la région côtière du Kenya, d’un montant de 300 millions de dollars.
  • Le lancement d’un programme de financement à hauteur de 50 millions d’euro de l’AFD et
  • 15 millions d'euros du gouvernement du Sénégal pour lutter contre les inondations à Pikine dans la banlieue de Dakar. Ce projet bénéficiera à 300 000 personnes parmi les plus vulnérables.

Les entreprises s’engagent à contrôler et réduire leur consommation d’eau (« empreinte eau »)

Le secteur privé se mobilise par le biais d’une coalition d’entreprises (dont 37 se sont engagées à ce jour), dans le cadre de la Business Alliance for Water and Climate Change.

L’objectif est de réduire l’empreinte eau (« water footprint ») grâce à la réduction des risques liés à la qualité et quantité de l’eau. Les mesures comprendront la réduction de l’impact sur les ressources en eau, la notification et la transparence ainsi qu’un appui à l’action collective dans les bassins des fleuves, la promotion d’une bonne gestion de la consommation d’eau le long de la chaîne d’approvisionnement des entreprises.

L’alliance s’appuie sur la mobilisation des réseaux mondiaux des entreprises dans le domaine de l’eau réunis sur le portail Internet des acteurs non étatiques pour l’action climatique (NAZCA) pour le suivi et faire monter en puissance et lancer d’autres initiatives de coopération après la COP 21.

Coalition de pays pour renforcer la résilience des deltas

La Coalition des deltas regroupe 12 pays (Colombie, Égypte, Indonésie, Japon, Corée du Sud, Mozambique, Birmanie, Pays-Bas, Philippines, Vietnam, France et Bangladesh), décidés à placer les deltas au cœur des discussions internationales, à bâtir des partenariats et à mettre en œuvre des mesures pour renforcer la résilience de près de 250 millions de personnes.

Au-delà de ces initiatives LPAA, une mobilisation forte de la société civile

La société civile joue aussi un rôle essentiel. Tous les acteurs, y compris les ONG telles que l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), le Conseil mondial de l’eau, le Partenariat français pour l’eau ou encore le CLOCSAS-LAC, s’engagent concrètement à renforcer la résilience dans le domaine de l’eau. En outre, l’Engagement de la Jeunesse pour l’Eau et l’Adaptation aux changements climatiques a été signé par plus de 60 réseaux de jeunes dans le monde.

Amélioration de l’action pour la conservation et la résilience des océans aux changements climatiques

Les changements climatiques ont de fortes répercussions sur l’environnement marin et sur les centaines de millions de personnes qui en dépendent. Les États et les collectivités locales, les organisations internationales et le secteur privé mettent en place des initiatives concrètes comme les actions portant sur le transport maritime, les aires marines protégées et la gestion des côtes.

  • Le transport maritime : le secteur du transport maritime prend des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici à 2020 et de 50 % d’ici à 2050 en tonnes par kilomètre.
  • Adaptation et conservation des écosystèmes marins : davantage d’aires marines protégées, inscription au patrimoine mondial, éducation des enfants, soutien des financements innovants tels que l’échange de créances contre des programmes de protection de l’environnement.
  • Gestion des risques côtiers et adaptation : solutions face à la montée du niveau de la mer, à l’érosion des côtes, aux inondations et aux climats extrêmes. Ambition de réduire les émissions de CO2 et de parvenir à la neutralité carbone dans un délai donné (Régions maritimes en action), partenariats pour réduire le taux d’érosion des côtes en Afrique occidentale et réduire le risque d’inondations d’ici à 2023 (Adaptation des zones côtières en Afrique de l’Ouest), recommandations et engagements en faveur d’un gestion durable des côtes, y compris la protection et la restauration des écosystèmes naturels tels que les mangroves.
  • La communauté scientifique joue pleinement son rôle dans cette entreprise mondiale avec les Expéditions Tara qui fournissent des informations et des données libres pour aider les décideurs à prendre leurs décisions dans le domaine des océans et du climat, et la coopération internationale qui développe les systèmes de suivi des océans au regard des changements climatiques.

Les initiatives LPAA concernant la RÉSILIENCE DES SYSTÈMES HYDROLOGIQUES et des OCÉANS sont actuellement les suivantes :

 

LE PLAN D'ACTIONS LIMA-PARIS

Le Plan d'Actions Lima-Paris est une entreprise conjointe des présidences péruvienne et française de la COP, du Bureau du Secrétaire général des Nations Unies et du secrétariat de la CCNUCC. Il vise à renforcer l'action climatique en 2015, à Paris en décembre et bien au-delà: mobiliser une action mondiale robuste pour des sociétés à bas carbone et résilientes; fournir un soutien accru aux initiatives existantes, telles que celles lancées pendant le Sommet du Secrétaire général sur le climat à New York en septembre 2014; et mobiliser de nouveaux partenaires et fournir une plate-forme pour la visibilité de leurs mesures, engagements et résultats en amont de la COP 21. Pour en savoir plus, visitez http://newsroom.unfccc.int/lpaa-fr/a-propos

Pour de plus amples informations et contacts presse

Contacts presse pour l’événement thématique:

Attachée de presse LPAA: Diane Gaillard | +33 6 99 62 49 79 | lpaa@cop21.gouv.fr

Programme des événements LPAA en ligne http://newsroom.unfccc.int/lpaa/cop-21/#Events

Dossier de presse LPAA

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