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Énergie renouvelable

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Pour limiter la hausse de la température mondiale à 1,5/2°C, il faut doubler la part des énergies renouvelables d'ici 2030. Le solaire, l’éolien et la géothermie deviennent moins chers et plus efficaces, et augmentent l'efficacité énergétique lorsqu'ils sont couplés. Photo ©Para/CC

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Une mobilisation croissante en faveur de la transition énergétique

Paris, le 7 décembre 2015 – Des centaines de pays, d’entreprises et de villes prennent aujourd’hui des engagements forts pour accélérer la transition énergétique. Conscients que la transformation du système énergétique mondial est au cœur de l’action climatique, ils se sont regroupés autour d’un ensemble de grandes initiatives en coopération lancées ou présentées lors de l’événement thématique du Plan d’Actions Lima-Paris (LPAA) sur l’énergie organisé ce jour à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

Le secteur de l’énergie, responsable de plus des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, doit être au centre de tous les efforts visant à limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius. Une transition énergétique est en marche à l’échelle internationale. Pour que les changements se poursuivent dans ce secteur, le monde doit se concentrer sur trois objectifs fondamentaux :

  • utiliser l’ensemble des technologies disponibles tout en favorisant la recherche-développement
  • renforcer la volonté de changement de tous les acteurs, dans toutes les régions du monde
  • mobiliser les fonds nécessaires pour permettre cette transition

Avec l’adoption de l’Objectif de développement durable n°7 sur l’énergie, l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et l’accès à l’énergie, la communauté internationale s’est fixé une feuille de route claire pour progresser vers un futur propre et durable.

L’événement thématique du LPAA sur l’énergie démontrera que la mise en œuvre a débuté sur tous les fronts. Les partenariats et initiatives décuplent la volonté de renforcer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique pour qu’elles permettent d’atteindre les objectifs climatiques à l’échelle mondiale, tout en veillant à ce que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.

Inaugurant l'événement, Mme Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a appelé à une « transition énergétique ». Mme Rachel Kyte (PDG de SE4All) a souligné: “nous ne pouvons pas descendre au-dessous de 2°C et nous ne pouvons laisser personne sur le bord du chemin sans une dynamique forte dans la transition énergétique”. M. Adnan Z. Amin, (Directeur général de l'IRENA) a indiqué, citant le rapport REThinking, que les investissements dans les énergies renouvelables devaient augmenter immédiatement et être multipliés par deux pour atteindre 500 milliards de dollars annuellement entre aujourd'hui et 2020.

1) À travers le monde, une lame de fond en faveur des énergies renouvelables accompagne les efforts des territoires pour adopter une énergie propre

La pertinence économique des énergies renouvelables n’a jamais été aussi grande. Dans de nombreuses régions du monde, elles constituent aujourd’hui la source d’électricité la plus compétitive et représentent plus de la moitié des capacités de production construites à l’échelle internationale depuis 2011. Sur ces fronts, l’action est bien engagée, comme en témoignent les éléments évoqués ci‑dessous.

Plusieurs initiatives sont lancées à l’occasion de la COP et de l’événement du LPAA sur l’énergie pour accroître cette dynamique :

L' Alliance mondiale pour la géothermie  (GGA), lancée aujourd’hui, a pour objectif une augmentation de 500 % des capacités mondiales de production d’énergie géothermique installées et une progression de 200 % de la chaleur géothermique d’ici 2030. Le monde possède un immense potentiel d’énergie géothermique, avéré dans près de 90 pays. Mais 90 % de ce potentiel n’est pas exploité, les capacités installées ne représentant qu’environ 12 gigawatts à l’heure actuelle. La GGA, qui n’était qu’une idée il y a un an, rassemble désormais 40 pays et institutions (dont l'IRENA, la France, l'Islande, le Kenya, la Nouvelle-Zélande) autour d'un partenariat solide avec un plan d’action en place pour atteindre l’objectif défini.

M. Olafur Ragnar Grimson, Président de l'Islande, a insisté sur le fait que son pays est à présent « 100% énergies renouvelables » grâce à la géothermie et a précisé qu'« il ne s'agit pas seulement d'énergie, mais qu'il s'agit aussi de société et de développement économique ». Mme Judy Wakhungu, ministre de l'Environnement du Kenya, a annoncé que l'énergie géothermique devrait atteindre dans son pays une capacité de 5 GW d'ici 2030, réduisant ainsi de 40% le coût de l'électricité.

L’Inde a fourni plus de détails sur l’Alliance solaire internationale (ISA) qu’elle a récemment lancée. M. Shri Prakash Javadekar, ministre de l'Environnement, a rappelé que l'objectif de l'ISA était de fédérer les pays à fort potentiel d'ensoleillement afin « d'engager des mesures innovantes et concertées pour réduire le coût financier et le coût technologique en vue d'un déploiement immédiat de l'énergie solaire ». Mettant l’accent sur l’accélération de ce déploiement dans les pays en développement, il assure que « le déploiement de l'énergie solaire est l'élément crucial ». L’Alliance fera en sorte d’atteindre les multiples objectifs d’accès à l’énergie, de prospérité économique et de croissance durable. A ce jour, « 1,1 million de foyers en Inde tirent déjà leur électricité de l'énergie solaire ». Le potentiel de transformation de l’Alliance provient du fait qu’elle pourrait réunir plus de 120 pays situés entre les Tropiques du Cancer et du Capricorne.  « L'Inde considère que le Plan d’action Lima-Paris est une initiative importante », a déclaré M. Javadekar.

L’Afrique a lancé une initiative « 300GW » en faveur des énergies renouvelables étayée par des approches régionales :

L'Initiative africaine pour l’énergie renouvelable (AREI) qui rassemble 54 pays africains  a dévoilé ses projets ambitieux pour le déploiement des énergies renouvelables en Afrique : construction d’au moins 10 gigawatts de capacités de production nouvelles et supplémentaires d’ici 2020 et d’au moins 300 gigawatts d’ici 2030. Le G7, l'UE et les Etats membres se sont engagés lors de cet événement à fournir 10 milliards de dollars d'aide d'ici 2020 :la France s'est engagée à investir 2 milliards sur la période 2016-2020, l'Allemagne 3 milliards, la Suède 1 milliard de dollars sur les dix prochaines années et le Canada 150 millions de dollars pour développer des partenariats public-privé innovants. La production totale d’électricité de l’Afrique atteignant actuellement environ 150 gigawatts, cette initiative constituera un soutien important aux efforts de la région en matière de lutte contre les changements climatiques. À l’occasion de l’événement thématique du LPAA sur l’énergie, plusieurs partenariats ont été conclus pour soutenir ce projet.

Khaled Fahmy, ministre égyptien de l'Environnement, a déclaré que « nous avons besoin d'énergie pour le développement et d'énergie renouvelable pour le développement durable » en Afrique, alors que 2 Africains sur 3 n'ont pas accès à l'énergie.

Laurent Fabius, président de la COP 21, a affirmé que « l'accès à l'éclairage était un nouveau droit humain » et rappelé l'engagement financier de la France, en saluant le succès de cette initiative : “le dynamisme de la COP21 a favorisé de nouvelles initiatives. L'Initiative africaine pour l'énergie renouvelable en est un exemple frappant".

Le Couloir africain de l’énergie propre (ACEC) progresse et annonce le début d’un travail similaire au sein du Pool énergétique d’Afrique de l’Ouest (WAPP). Les corridors de l’énergie propre sont des plateformes régionales destinées à accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur de vastes territoires grâce à des économies d’échelle et une optimisation des ressources. Planification régionale, renforcement des capacités, convergence réglementaire ainsi qu’utilisation et connexion des potentiels les plus prometteurs en sont les éléments centraux. Dans les pools énergétiques d’Afrique orientale et australe, la demande totale en électricité pourrait dépasser 1 000 térawatts-heures d’ici 2030, soit plus du double de la consommation électrique de 2010. Les énergies renouvelables peuvent permettre de répondre à cette augmentation de la demande et favoriser la croissance de l’Afrique sans aggraver les risques climatiques internationaux.

Des initiatives existantes accélèrent pour réaliser des projets sur le terrain :

Dans les îles, l’Initiative Petites Îles En Développement Lighthouses  (SIDS Lighthouses Initiative) a annoncé que Sainte-Lucie était le 29ème petit État insulaire à la rejoindre. Depuis son lancement en septembre 2014, l’Initiative, qui cherche à favoriser l’adoption des énergies renouvelables dans les îles, a nettement progressé vers les objectifs définis. Au total, 18 petits États insulaires ont élaboré une feuille de route pour le déploiement des énergies renouvelables, 150 millions de dollars de financement ont été mobilisés et 18 mégawatts d’énergie renouvelable ont été installés. La mise au point de projets rentables est l’un des principaux défis. Un nouveau dispositif de développement pilote est annoncé ; l’objectif est de le renforcer à partir de l’expérience de la phase pilote.

Trois initiatives émergentes pour l'énergie renouvelable ont été révélées lors de la COP21, deux soulignant la relation eau-énergie.

  • Better Hydro, Better Climate: cette initiative, présentée par M. Børge Brende, ministre norvégien des Affaires étrangères, entend promouvoir une énergie hydraulique polyvalente durable à l'ère des changements climatiques.
  • Percée dans les biocarburants de deuxième génération: Enter 2nd-gen ethanol (E2G) offre une alternative écoresponsable au carburant, a déclaré Luciano Coutinho, président de la Banque brésilienne de développement
  • La Global Clean Water Desalination Alliance - H20 minus CO2 vise à réduire les émissions de CO2 provenant du dessalement de l'eau, processus aujourd'hui à forte intensité de carbone et grand consommateur d'énergie. Elle a été annoncée le 5 décembre à la COP.

2) Ne laisser personne sur le bord du chemin : favoriser les stratégies et les financements pour l’accès aux énergies renouvelables

Le monde investit actuellement 9 milliards de dollars par an dans l’accès à l’énergie, alors qu’une enveloppe de 49,4 milliards de dollars et une coopération accrue seraient nécessaires pour parvenir à un accès universel.

Après ceux conclus lors du Sommet 2014 sur le climat et de l’édition 2015 du forum Énergie durable pour tous (SE4All), 7 nouveaux mémorandums d’entente sur l’énergie durable ont été signés entre les pays africains (Bénin, Cameroun, Commission de l'Océan Indien, Kenya, Nigeria, Madagascar, Sénégal), l'Union européenne, des États membres intéressés (France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie) ainsi que d’autres donateurs, notamment l’AFD. Ces mémorandums aideront une quinzaine de pays à mettre en place des politiques et des mesures favorables à l’énergie durable, avec un soutien financier et technique significatif pour en faire des initiatives de transition énergétique majeures dans les pays partenaires.

Un nouveau fonds coopératif (public et privé) baptisé « ElectriFI » et basé au sein des institutions européennes de financement du développement, a été lancé par le Commissaire Mimica avec un financement initial de 75 millions d’euros de la Commission européenne. Il vise à faciliter l'investissement privé dans les technologies propres. Le soutien aux premiers projets sera décidé au début de l'an prochain. Un partenariat Etats-Unis - Europe apportera 10 millions de dollars de financement.

Différentes initiatives insistent sur la mobilisation privée en faveur de l'accès à l'énergie.

M. Mahmood Malik, PDG d'IDCOL, a rappelé que le Bangladesh est le leader mondial des systèmes solaires domestiques. IDCOL a déjà équipé 4 millions de foyers et espère faire beaucoup mieux.

Mme Radha Muthiah, PDG de l'Alliance mondiale pour les foyers de cuisson améliorés, a souligné que l'usage de foyers traditionnels est la première cause de décès en Afrique pour les femmes : « nous devons trouver des solutions propres et renouvelables pour les technologies de cuisson ». Cette Alliance, créée il y a cinq ans et rassemblant 1300 partenaires à ce jour, a permis d'installer 28 millions de foyers à la fin de 2014, dépassant son objectif. L'Alliance vise à présent les 100 millions de foyers améliorés en 2020.

M. Harry Verhaar, PDG de Global Off Grid Lighting Alliance, annonce le lancement d'une nouvelle initiative réunissant de grandes sociétés et des start-up afin de coordonner leur action et d'offrir un accès à l'énergie à plus de 100 millions de personnes d'ici 2020.

3) Des champions émergent et ouvrent la voie à une énergie 100 % renouvelable et à une efficacité énergétique accrue

Des pays, des régions, des villes et des entreprises optent pour le « 100 % énergies renouvelables ». La campagne RE100 annonce que de nouveaux membres ont rejoint le club des grandes entreprises déjà engagées en faveur d’un avenir 100 % renouvelable, qui compte une quarantaine de membres. De son côté, le maire de Vancouver fera un point sur le Sommet des élus locaux pour le climat qui s’est tenu le 4 décembre et à l’occasion duquel de nombreux maires ont pris l’engagement d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050, ce qui représente une réduction de plusieurs gigatonnes des émissions de CO2.

Lors de la COP 21, des centaines de pays, d’entreprises et d’institutions financières ont pris des engagements forts en matière d’efficacité énergétique, pierre angulaire de la transition énergétique. La mobilisation de l’ensemble des acteurs autour de l’efficacité énergétique s’accroît, car elle offre des avantages économiques et écologiques non négligeables :

  • Quelque 775 entreprises, plus de 130 collectivités nationales, régionales et locales ainsi que plus de 100 institutions financières s’engagent à renforcer l’investissement et les mesures en faveur de l’efficacité énergétique dans le cadre de la campagne « 100/100/100 » de l’initiative SE4ALL.
  • Parmi elles, 75 entreprises ont pris des engagements spécifiques pour renforcer leur efficacité énergétique par le biais d’actions qui permettront d’économiser jusqu’à 62 000 gigawatts-heures sur les cinq prochaines années.

4) Des opportunités énergétiques immédiatement efficaces commencent à être exploitées à grande échelle

Comme l'a souligné M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, « l'efficacité énergétique est notre meilleur outil pour réduire les émissions de CO2 ». Réunies au sein de la Plateforme mondiale pour l’accélération de l’efficacité énergétique de SE4All, six alliances de plus en plus solides font progresser la norme mondiale vers des produits et systèmes énergétiques plus efficients :

Grâce à En.Lighten et au Clean Energy Ministerial Global Lighting Challenge, plus de 70 pays ont accepté de renoncer aux ampoules à incandescence et de promouvoir l’utilisation de technologies d’éclairage plus efficientes telles que les LED. Éclipsant les technologies anciennes, ces deux grands partenariats sont à la source d’une transformation en profondeur du secteur de l’éclairage. Le potentiel d’économies d’énergie et de réduction des gaz à effet de serre de cette seule technologie est impressionnant : elle pourrait permettre de diminuer de plus de moitié l’électricité nécessaire à l’éclairage, qui représente 15 % de la consommation totale d’électricité et 5 % des émissions de gaz à effet de serre. Peu d'exemples ont été présentés. La Suède vise à réduire de moitié sa consommation d'énergie nécessaire à l'éclairage, qui représente 10% de ses besoins en électricité. Grâce à une politique d'acquisition dynamique, l'Inde a réussi à diviser par 6 le prix des LED.

S'appuyant sur le Global Lighting and Energy Access Partnership (Partenariat mondial pour l'accès à l'éclairage et à l'énergie), M. Moniz, Ministre de l'énergie des Etats-Unis, a annoncé qu'une action conjointe allait être menée avec SE4all (« Energies renouvelables pour tous ») et l'alliance « Energy for access » (E4A) pour conjuguer efficacité et accès et « stimuler le marché hors réseau ».

Avec United for Efficiency (Unis pour l’efficacité) (U4E), 18 pays s’engagent à adopter des politiques ambitieuses en matière d’efficacité des appareils électriques (climatisation, réfrigérateurs, etc.). Il s’agit de l’une des mesures à plus fort impact qui puissent être prises. Un nouveau programme du FEM, intitulé « Propulser les marchés vers des produits peu consommateurs d’énergie », mené par le PNUE, complétera et renforcera cette première étape avec des moyens permettant de soutenir 70 pays supplémentaires.

Plus de 60 pays ont adhéré à l’Initiative mondiale pour les économies de carburant (GFEI), dont l’objectif est de mettre en place des politiques publiques en faveur de l’efficacité énergétique des véhicules afin de réduire de moitié la consommation moyenne d’ici 2050.

21 pays et plus de 60 partenaires ont lancé l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction à l’occasion de la première journée consacrée aux bâtiments. Cette Alliance proposera de nouvelles opportunités de réduction de la consommation d’énergie du secteur. Pour soutenir cette mobilisation internationale, 2 millions de dollars de subventions accordées par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) par le biais de la Plateforme pour l’accélération de l’efficacité de la construction (Building Efficiency Accelerator) également partenaire de l'Alliance, soutiendront des projets dans 30 villes supplémentaires, avec des mesures de type rénovation et amélioration des codes de la construction. La Plateforme pour l’accélération de l’efficacité des systèmes énergétiques locaux facilitera l’installation de systèmes énergétiques locaux équipés de technologies telles que la récupération de chaleur.

Deux grands projets pilotes seront lancés en Chine et en Inde par le biais de la Plateforme pour l’efficacité énergétique de l’industrie. Ils permettront de réduire concrètement les émissions du secteur industriel sur la période 2016-2020. 

Ajay Mathur, Directeur général du Bureau de l'Efficacité énergétique, a souligné que l'Inde avait fixé des objectifs contraignants de réduction de la consommation énergétique à l'intention de grands sites industriels. La fixation d'objectifs est un moyen efficace de progresser dans le secteur industriel.

5) De plus en plus d’institutions financières s’engagent à améliorer le finacncement de la transition énergétique

106 banques de 42 pays dotées d'une capacité financière de 250 milliards de dollars et un groupe d’investisseurs, gérant près de 4 000 milliards de dollars d’actifs, se sont engagés à augmenter fortement la proportion des prêts destinés à l’efficacité énergétique dans leurs portefeuilles. Menée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il s’agit d’une étape essentielle au quadruplement nécessaire des montants financiers pour concrétiser pleinement le potentiel d’efficacité énergétique requis pour lutter contre les changements climatiques.

Geeta Aiyer, Présidente et fondatrice de Boston Common Asset Management, a déclaré que les éléments clés pour accroître l'investissement dans l'efficacité énergétique sont la « normalisation et la certification », base nécessaire de la construction d'indicateurs fiables. Ebru Dildar Edim, vice-présidente de Garanti Bank, a insisté sur la nécessité d'associer les banques locales au financement de projets en matière d'efficacité énergétique.

Un Marché des énergies renouvelables a été officiellement lancé lors de l’événement thématique du LPAA.  Ce Marché, initié par IRENA, est consacré au soutien et à la réduction des frais de transaction des projets liés aux énergies renouvelables, en commençant par les plateformes d'Afrique et d'Amérique latine. Il s’agit d’un service de mise en relation qui permettra de rapprocher facilement les projets et les investisseurs dans le domaine des énergies renouvelables. Le Marché devrait accueillir 100 projets d’ici début 2016 et mobiliser 10 milliards de dollars pour le financement de projets sur les trois prochaines années. Il contribuera ainsi au doublement des investissements annuels nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques.

Le Plan d’Actions Lima-Paris

Le Plan d'Actions Lima-Paris est une entreprise conjointe des présidences péruvienne et française de la COP, du Bureau du Secrétaire général des Nations Unies et du secrétariat de la CCNUCC. Il vise à renforcer l'action climatique en 2015, à Paris en décembre et bien au-delà: mobiliser une action mondiale robuste pour des sociétés à bas carbone et résilientes; fournir un soutien accru aux initiatives existantes, telles que celles lancées pendant le Sommet du Secrétaire général sur le climat à New York en septembre 2014; et mobiliser de nouveaux partenaires et fournir une plate-forme pour la visibilité de leurs mesures, engagements et résultats en amont de la COP 21. Pour en savoir plus, visitez http://newsroom.unfccc.int/lpaa-fr/a-propos/

Pour de plus amples informations :

Diane Gaillard – Attachée de presse LPAA, +33 (0)6 99 62 49 79, lpaa@cop21.gouv.fr
Hillary McBride – Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), +971 56 410 3572 hmcbride@irena.org
Gill Tudor, Énergie durable pour tous (SE4ALL), +43 699 145 83404, g.tudor@se4all.org

Programme des événements LPAA en ligne: http://newsroom.unfccc.int/lpaa/cop-21/#Events

NAZCA, plateforme mondiale d’engagement climatique : plus de 10 000 actions concrètes de villes, entreprises, investisseurs, fondations et ONG, http://climateaction.unfccc.int/

Twitter CCNUCC: @UNFCCC (ang), @CCNUCC (fr), @CMNUCC (esp), @UNKlima (all)
Twitter LPAA @LPAA_Live, #LPAA
YouTube CCNUCChttps://www.youtube.com/user/climateconference
YouTube COP21http://bit.ly/1G7HWWj
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