Hero Background

Flux

Financiers

LIRE LA SUITE
FERMER

Afin de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2ºC et de permettre aux pays et aux communautés de s'adapter, il est primordial d’accélérer et d'augmenter le financement des énergies renouvelables, de rendre les infrastructures écologiques et durables et de préserver les écosystèmes. Informez-vous des mesures prises.

Header Image

La directrice du Fonds vert pour le climat, Héla Cheikhrouhou, a fait un compte rendu sur ses activités lors de la Conférence sur le financement du développement à Addis Ababa la semaine dernière. Voici les détails de son discours :

 

Permettez-moi de vous parler quelque peu des progrès réalisés par le Fonds vert pour le climat jusqu’ici.

Le Fonds a été établi par la Conférence des parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Il s’agit de la seule institution multilatérale de financement créée dans le but unique de soutenir l’objectif de la CCNUCC de maintenir le réchauffement mondial sous 2 degrés Celsius.

Le Fonds contribuera à la réalisation de la plupart des objectifs de développement durable. Nous faisons la promotion d’un changement de paradigme vers un développement à faibles émissions et résilient pour le climat, en tenant compte des besoins des pays en voie de développement qui sont particulièrement vulnérables au changement climatique, y compris les petits États insulaires en développement, les stratégies de développement sobres en carbone et les États africains.

Nous avons récemment fait de grandes avancées.

En 2014, nous avons recueilli l’équivalent de 10 milliards de dollars américains en engagements de la part de 35 pays – tant des États développés qu’en développement.

Aujourd’hui, 24 de ces pays ont déjà converti leurs engagements en actes, en ratifiant des ententes avec le Fonds à hauteur de 60% environ des montants promis.

Nous apprécions vraiment ce fort soutien des pays – permettez-moi de vous donner quelques exemples de pays qui ont signé leur accord de contribution. La Suède est la plus grande contributrice par habitant au Fonds, avec 60 dollars par tête, soit un total de 580 millions de dollars, alors que le Japon a souscrit la plus grande contribution nominale avec 1,5 milliard de dollars.

Le Fonds est prêt à procéder

Le Fonds s’apprête à soutenir l’action sur le terrain dans les pays en développement par l’entremise du déploiement de subventions ciblées, de prêts concessionnels aux gouvernements et d’instruments du secteur privé.

Je sors tout juste d’une réunion du conseil d’administration du Fonds à notre quartier général en Corée du Sud, où nous avons encore progressé.

Près de 130 pays ont sélectionné des agents de liaison au sein de leurs gouvernements afin de communiquer avec le Fonds et d’assurer une approche menée par les pays eux-mêmes.

Parallèlement, le réseau d’institutions à travers lesquelles nous travaillerons s’agrandit aussi. Nous avons déjà accrédité 20 entités nationales, régionales, internationales, publiques, privées et non-gouvernementales. Elles seront des partenaires clés pour le Fonds. Et nous continuons d’examiner des demandes de partenariat.

Les fonds ont commencé à être versés.

Plus de 70 pays ont demandé un soutien préparatoire – ce que nous appelons le financement de préparation – afin de bâtir leur capacité d’accéder aux ressources du Fonds de façon efficace et optimale.

Nous engageons déjà les fonds de préparation de 9 pays afin de les aider à bâtir leur capacité à s’impliquer avec le Fonds.

Nous lançons plusieurs projets pilotes avec une enveloppe totale d’investissement de 900 millions de dollars. L’un améliorera l’accès direct à la propriété nationale, un autre soutiendra les micro, petites et moyennes entreprises et un troisième mobilisera un financement à grande échelle en provenance du secteur privé.

Décisions de financement attendues en novembre

Je suis heureuse que le conseil d’administration prenne les décisions de financement pour les premières propositions de projets du Fonds à notre prochaine réunion à Livingstone, en Zambie, en novembre, immédiatement avant la conférence COP21.

Ce sera un moment hautement symbolique, envoyant depuis l’Afrique vers Paris un signal fort que les pays en développement construisent des voies durables avec le soutien du Fonds.

Le Fonds vert pour le climat avance à grande vitesse et ses investissements contribueront à la plupart des nouveaux objectifs de développement durable qui guideront les efforts mondiaux de financement des pays en développement de 2015 à 2030.

En tant que principale entité en fonction dans le cadre du mécanisme financier de la CCNUCC, le Fonds jouera un rôle clé en canalisant et catalysant l’investissement climatique dans les pays en développement.

L’équivalent de 10 milliards de dollars mobilisé jusqu’ici par le Fonds est un bon départ, mais soyons clairs : nous devons recueillir encore plus de financement à l’avenir si nous voulons avoir l’impact que nous recherchons. Le Fonds est ouvert aux nouveaux contributeurs qui se présenteront et engageront des ressources.

Le financement climatique que nous canaliserons et catalyserons doit être neuf, additionnel et adéquat puisque 400 milliards de dollars par année sont nécessaires pour rendre résilients et écologiques les investissements à long terme des pays en développement.

Les pays industrialisés se sont engagés pour que le financement climatique atteigne au moins 100 milliards par année d’ici 2020 – un objectif qui a été réitéré récemment par les leaders du G7, qui ont également noté que le Fonds est une institution clé pour l'avenir de l’architecture du financement climatique.

Alors que nous nous déplaçons d’Addis Ababa vers Livingstone puis vers Paris cette année, je suis optimiste que nous pouvons, et devons, débloquer le financement climatique mondial nécessaire afin de soutenir un développement sobre en émissions et résilient – un développement véritablement durable pour les gens et la planète.

Merci.

Lettre d'information