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Crédit photo: Thomas Trutschel-photothek.net

Le réchauffement climatique et la montée du niveau de la mer qui en résulte menacent l'existence même des petits États insulaires. Pour eux, la mise en œuvre de l'Accord de Paris est une question de survie, en particulier son objectif principal de maintenir l'augmentation de la température mondiale à un niveau bien inférieur à 2°C et, si possible, à 1,5°C.

Dans ce contexte, le soutien aux petits États insulaires en développement (PIED, ou SIDS, en anglais) est une priorité de premier odre pour la coopération allemande au développement.

Les petits États insulaires en développement sont extrêmement vulnérables aux effets du changement climatique. Exemples frappants de cette vulnérabilité, les États insulaires du Pacifique ont une superficie limitée et des atolls de faible altitude, la plupart se situant à moins de trois mètres au-dessus du niveau de la mer. L'évolution des saisons des pluies, l’augmentation des sécheresses et l'intensité croissante des cyclones auront probablement des effets catastrophiques sur tous les secteurs économiques clés de ces États, dont par exemple l'agriculture, la pêche et le tourisme.

Outre l'évolution du climat et les répercussions qui en découlent, les États insulaires du Pacifique ont toujours été menacés par le phénomène périodique « El Niño ». Bon nombre de ces États n'ont ni les capacités ni les ressources suffisantes pour faire face de manière adéquate à la somme totale de tous ces défis.

« Les effets du changement climatique sont ressentis plus fortement par les populations des pays en développement. Ce sont eux qui sont les plus touchés par des événements tels que les inondations, les sécheresses et les pénuries d'eau. Pour les petits États insulaires du Pacifique, des Caraïbes et de l'Océan indien, il s'agit littéralement d'une question de survie », a déclaré Dr. Gerd Müller, ministre allemand du Développement.


Dr. Gerd Müller, Ministre allemand du Développement

Le BMZ soutient les États insulaires du Pacifique par le biais du programme « Faire face aux changements climatiques dans la région des îles du Pacifique », mené en partenariat avec la Communauté du Pacifique. Depuis 2009, des experts allemands conseillent les organisations régionales et 15 États insulaires du Pacifique, notamment Fidji, Kiribati, Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Samoa, les Îles Salomon, Tuvalu et Vanuatu.

Les principaux thèmes abordés sont l'adaptation au changement climatique, REDD + (soit l’atténuation des émissions dues au déboisement et aux dégâts des forêts), le climat et l'éducation, les énergies renouvelables ainsi que le climat et le tourisme. Le BMZ est également impliqué dans des projets axés sur l'évaluation et la gestion des risques.

L'objectif est d'accroître la résilience des petits États insulaires en développement aux pertes et préjudices causés par les répercussions climatiques en appliquant des pratiques de gestion du risque climatique exhaustives, en particulier dans la région pilote du Pacifique.

Par ailleurs, le BMZ soutient l'initiative « InsuResilience » pour les assurances aux risques climatiques. L'initiative vise à aider les populations des pays en développement, qui sont pauvres et vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes, à obtenir l’accès à des assurances directes et indirectes contre les risques climatiques. L'objectif est d'augmenter le nombre de personnes assurées de 400 millions d'ici 2020.

Sur le plan géographique, l'initiative se concentre sur les pays d'Afrique, des Caraïbes, d'Amérique centrale et du Pacifique qui sont les plus touchés par le changement climatique.

« Il est important de tenir des négociations sur les cibles climatiques, mais nous avons aussi besoin de réponses pratiques aux changements climatiques. L'assurance contre les risques climatiques est un moyen efficace de fournir une assistance rapide et concrète aux personnes en situation difficile sur le terrain », selon Dr. Gerd Müller, ministre allemand du Développement.


Dans le cadre d'un nombre croissant d'événements météorologiques extrêmes et de variations climatiques extrêmes, les mécanismes d'aide au transfert des risques sont devenus un outil central d’appui à l'adaptation au changement climatique, en particulier dans les pays vulnérables. Le BMZ promeut ces mécanismes, notamment en soutenant l'initiative d'évaluation et de financement des risques liés aux catastrophes dans le Pacifique (PCRAFI, selon le sigle anglais). À cette fin, le BMZ a déjà pourvu 15 millions d'euros à la Banque mondiale.

Les mécanismes de financement régionaux constituent un instrument particulièrement efficace pour soutenir les efforts des petits États insulaires à s'adapter au changement climatique. Ils permettent de diminuer les coûts des transactions, d'identifier les synergies et de renforcer la coopération régionale.

Comme BMZ cherche à promouvoir plus avant l'utilisation des mécanismes de financement régionaux, il a chargé son Programme de disponibilité de financements climatiques, ou Climate Finance Readiness Programme (CF Ready) d'identifier les possibilités d'appliquer de telles approches dans les PEID. CF Ready a pour objectif d'aider les pays à se constituer des capacités techniques et de personnel, de manière à pouvoir postuler à des fonds internationaux comme par exemple le Fonds vert pour le climat (GCF, selon le sigle anglais), et à gérer ces fonds.

Étant donné que la région du Pacifique est une région ciblée du Fonds vert pour le climat, les sujets de disponibilité sont particulièrement importants. CF Ready aide à fournir des informations et des mesures de sensibilisation dans les Caraïbes, ainsi que le renforcement des capacités en matière de finance climatique, en coopération avec la Banque de développement des Caraïbes, par exemple.

Un autre aspect critique du développement économique et social des États insulaires du Pacifique et des Caraïbes réside dans la nécessité d'une offre énergétique durable axée sur une utilisation plus intensive des énergies renouvelables.

En raison de leur isolement géographique, les PEID dépendent en grande partie d’importations coûteuses de combustibles fossiles. Le BMZ souhaite aider les PEID à s'éloigner de cette dépendance pour utiliser les énergies renouvelables à grande échelle et à accroître leur efficacité énergétique.

Le BMZ contribue à des programmes pertinents dans ce but, comme par exemple ceux mis en œuvre par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Le FEM améliore les cadres politiques et encourage les investissements dans les énergies renouvelables et une plus grande efficacité énergétique. Le BMZ participe à un programme régional de soutien aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique dans les Caraïbes.

« L'accord historique de Paris sur le climat a clairement défini la voie à suivre. Couplé au Programme de développement durable à l’horizon 2030, les deux accords guident nos efforts pour vaincre la pauvreté et la faim tout en reconfigurant les économies et les sociétés en atténuant le changement climatique et augmentant la prospérité », a déclaré Gerd Müller.

En tout, le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement soutient 50 projets dans les PIED d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Le BMZ coopère avec des partenaires régionaux, comme le secrétariat de la Communauté du Pacifique, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et l'Union africaine. Les projets traitent principalement de politique environnementale et de la protection et l'utilisation durable des ressources naturelles.

Pour plus d'informations sur les activités liées au climat du ministère fédéral pour la Coopération économique et le Développement, veuillez consulter le site web du BMZ ou la page spéciale du BMZ sur les questions climatiques.

Cet article a été fourni par le BMZ.

Crédits photos: Photothek.net/Ute Grabowsky, Thomas Koehler et Thomas Trutschel. 

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