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Bonn, le 17 mai 2016 - Le transport maritime et aérien devront plafonner leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) rapidement pour que le monde atteigne les objectifs ambitieux fixés dans l'Accord de Paris sur les changements climatiques, ont entendu les participants à un événement parallèle de la conférence climat de Bonn aujourd’hui.

Les émissions de dioxyde de carbone provenant du transport aérien et maritime augmentent à un taux combiné de 3 à 5 pour cent par an. Les efforts déployés par les organismes des Nations Unies supervisant ces secteurs pour s'accorder sur et adopter des stratégies pour faire face au changement climatique ont progressé, mais des domaines critiques d'action doivent encore être pris en compte, ont dit les panélistes de la séance.

Il existe une « reconnaissance du fait que tous les pays doivent lutter contre les émissions provenant du transport international », a déclaré Martin Cames, responsable de l'Énergie et du climat à l’Institut Öko. « La fixation d'un objectif est la clé. . . et ces objectifs doivent être revus et renforcés de manière périodique ".

L'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI) et l'Organisation maritime internationale (OMI) font face au défi de réduire les émissions mondiales de leurs secteurs respectifs. Le transport maritime et l'aviation ne sont pas directement inclus dans l'Accord de Paris.

En décembre 2015, les pays sous l’égide de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) ont adopté l'Accord de Paris. Ce faisant, ils se sont engagés à se fixer des objectifs de plus en plus ambitieux avec pour but une culmination des émissions suivie d'une forte réduction des émissions de GES pour maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en dessous de 2 degrés Celsius et de préférence de la limiter à un niveau plus sûr de 1,5 degré au-dessus des niveaux préindustriels.

Kelsey Perlman, du département politique de Carbon Market Watch, a déclaré qu'à la réunion de l'OACI qui s’est terminée à Montréal la semaine dernière, les représentants étaient divisés sur comment avancer les mesures fondées sur le marché pour aider le secteur à atteindre son aspiration à une croissance climatiquement neutre à partir de 2020. Les désaccords concernaient ce que le régime devrait inclure, et qui, mais selon elle, le point positif est que cette situation a résulté en l'inclusion d'une formulation plus ferme dans les dernières versions de travail des documents (avec par exemple l'utilisation du mot "standard" à la place de "ligne directrice"), qui reconnaissent la nécessité de l'intégrité environnementale de toute solution fondée sur le marché et font directement référence à l'Accord de Paris.

Par contre, les émissions de dioxyde de carbone provenant du transport maritime devraient augmenter de 50 à 250 pour cent d'ici à 2050, ce qui « pourrait torpiller l’ambition de Paris », a déclaré John Maggs, principal responsable politique chez Seas at Risk. « Une baisse à la fois abrupte et constante des émissions est nécessaire à partir de 2020. »

Bien que le transport maritime « ne soit pas mentionné dans l'Accord de Paris, il n'est pas non plus passé inaperçu », et le positionnement de l'industrie « a changé de façon spectaculaire », a déclaré M. Maggs, faisant état de la réunion du Comité de protection du milieu marin de l'OMI tenue en avril. La discussion a évolué vers une « discussion de décarbonisation » et le soutien à « une INDC du transport maritime », a déclaré M. Maggs.

En amont des négociations de Paris, les pays ont présenté des plans détaillant leurs contributions prévues déterminées au niveau national (INDC) pour lutter contre le changement climatique. Ces plans et la communication future sur les contributions et les résultats sont la pierre angulaire de l'Accord de Paris.

M. Maggs a dressé la liste des domaines où le secteur du transport maritime doit renforcer son action. Par exemple, les navires construits selon les directives de conception efficace de l'industrie sont à peu près aussi efficaces que les navires qui ne sont pas construits selon ces lignes directrices. De plus, les dispositions de suivi, de communication des données et de vérification de l'efficacité des navires « manquent de transparence », a-t-il déclaré. « Nous ne serons pas en mesure de distinguer un navire efficace d'un navire vide. »

L'événement parallèle, Aviation et transport maritime: qu'a changé Paris?, a été organisé par la Fondation européenne pour le climat.

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