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Sur ce portail d'actualités de la CCNUCC vous trouverez des informations sur le changement climatique ainsi que les mesures prises par les gouvernements, entreprises, citoyens, l'ONU et la société civile. Vos contributions nous intéressent: contactez nous à press@unfccc.int.

Le fait que les gouvernements aient convenu de préparer et communiquer leurs plans d'action climat nationaux dans le cadre d'un nouvel accord sur le changement climatique a également porté l'attention sur la façon dont les pays en voie de développement avec moins de moyens peuvent gérer cette tâche au mieux. Les gouvernements ont convenu de soumettre ces contributions prévues déterminées au niveau national (INDC) à l'avance de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Décembre à Paris. 

De nombreux pays développés ainsi que de majeurs pays en voie de développement devraient le faire dans le premier trimestre de cette année. Mais le délai relativement court pour la communication de ces plans nécessite un travail intensif pour recueillir les informations techniques et scientifiques et procéder à des consultations au niveau national, ce qui représente un défi pour ceux qui ont moins de ressources.

C’est là que les mesures d'atténuation appropriées au niveau national (MAAN), un outil de plus en plus utilisé de la convention des Nations Unies sur le changement climatique, peut constituer un jalon important en soutien aux pays en développement dans la planification plans climat durables et pauvres en carbone, d’avenirs durables qui correspondent à leurs propres priorités et objectifs nationaux.  (Retrouvez cet article et le reste des actualités MAAN ici - en anglais)

Les MAAN jouent un rôle de plus en plus central

L'accord de Paris doit ouvrir la voie pour garder la hausse de la température mondiale en dessous de 2 degrés C d’ici la fin du siècle, fournir de plus grandes et meilleures possibilités de réduire les émissions et s’adapter aux impacts du changement climatique. Les INDC comprennent, par exemple, les détails de la réduction des émissions que les pays vont entreprendre et peuvent inclure d'autres plans d'action couvrant des domaines tels que l'adaptation au changement climatique. 

Les MAAN joueront un rôle central dans les futurs efforts d'atténuation - non seulement comme un moyen de renforcer les capacités et soutenir la planification, mais comme l'un des principaux canaux de réductions d'émissions.

L'expérience et l'ambition des pays en voie de développement en matière de réduction et de limitation de leurs émissions ont augmenté de manière régulière, le plus souvent sur la base de projets utilisant le mécanisme de développement propre de la convention sur le changement climatique. 

Le passage d'initiatives basées sur des projets à des initiatives sectorielles ou à l'échelle nationale pour réduire les émissions s’est avéré un défi pour de nombreux pays. Où les efforts doivent-ils se concentrer, et quelle quantité et quel type de capacité sont nécessaires pour atteindre les objectifs de pays?

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Les MAAN permettent un planning à l'échelle nationale

L’envergure des MAAN réside dans le fait qu'elles ont ouvert de nouvelles voies pour des initiatives plus larges qui relèvent de secteurs, d’entités géographiques comme les villes et, dans certains cas, de tout un pays. Elles permettent de progresser plus clairement à un niveau de politique nationale. Par exemple, des pays comme l'Indonésie et le Brésil ont identifié des initiatives sectorielles et les ont associés dans une voie nationale visant à réduire la croissance de leurs émissions.

L’expérience des MAAN a permis le renforcement des capacités nationales à planifier et la mise œuvre des mesures pertinentes pour l'action future visant à réduire les émissions, et ce, de deux manières principales.

Tout d'abord, d'un point de vue institutionnel, les MAAN ont contribué à l'intégration du développement à faibles émissions dans la planification sectorielle et nationale. Une attention politique croissante a conduit à des arrangements institutionnels pour planifier et mettre en œuvre une croissance à faibles émissions qui, dans de nombreux cas, est coordonnée par les chefs d'État ou de gouvernement.

En parallèle, le processus de consultations, soit au sein du gouvernement ou avec le public, a planté les graines d'un processus participatif avec l'avantage supplémentaire de l'engagement du secteur privé. 

Deuxièmement, d'un point de vue technique, le processus d'identification et de formulation des MAAN a requis des agences gouvernementales le renforcement de leur capacité sur de nombreux fronts. Ceux-ci incluent par exemple la préparation périodique des inventaires de gaz à effet de serre, des évaluations ciblées de potentiel d'atténuation, l'établissement de systèmes sectoriels et nationaux pour la surveillance et l’évaluation, et la planification financière pour une croissance à faibles émissions. 

De manière plus large, les MAAN ont également aidé de nombreux pays à analyser et à mieux estimer les possibilités de rendre à l'avenir leurs économies moins intenses en carbone. De fait, les MAAN sont devenues un point de départ pour de nombreux pays dans la préparation de leurs plans d'action sur le climat.

De nombreux pays préparent leur INDC sur la base des MAAN: enquête du PNUD

Une étude récente financée par le Programme de développement des Nations Unies (PNUD) a révélé que plus de 60 pour cent des pays étudiés prépareront leur plan climat INDC sur la base de leur MAAN ainsi que sur la capacité générée par la planification et la mise en œuvre de ces actions.

Ce fait se vérifie par les informations partagées au cours des dialogues régionaux sur les INDC, également organisés par le PNUD. Voici quelques exemples qui montrent comment les expériences avec les MAAN peuvent être utilisées pour renforcer les mesures d'atténuation dans les plans nationaux.

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La Tunisie cherche à accomplir 40 pour cent de son potentiel d'atténuation d’ici à 2030 par le biais de MAAN. 

Le Pérou a développé une courbe nationale de réduction pour 70 options d'atténuation et évalue actuellement le potentiel de certains de ses MAAN dans le cadre de son plan climat national. 

Un autre exemple est celui du Sénégal, qui avance ses travaux en examinant les MAAN dans les secteurs de l'énergie, de l'agriculture et des forêts.

Au niveau sectoriel, l'Arménie s’appuie sur ses expériences avec les MAAN dans le secteur résidentiel et étudie le rôle de l'efficacité énergétique dans sa INDC.

L'Indonésie est en train d'examiner les éléments sectoriels de son MAAN à l'échelle nationale comme base de son plan climat national.

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