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Les secteurs privé et public se rejoignent en quête d’opportunités de marchés et de financements au 7ème Forum africain du carbone

(Marrakech, Maroc, le 16 avril 2015) - Les ministres des gouvernements africains ont renouvelé leur appel à un accord fort et universel sur le changement climatique incluant une augmentation suffisante des flux de fonds, y compris par le biais des marchés et des possibilités de financement, pour répondre aux aspirations de développement de l'Afrique.

Avec les pays au travail pour convenir d’un nouvel accord sur le changement climatique sous l’égide de l'ONU à Paris en décembre, les ministres africains ont souligné la volonté et l'exigence d'un financement accéléré public et privé pour le développement à faibles émissions de carbone de la région. L’Afrique, avec ses populations vulnérables et son vaste potentiel, a peut-être le plus à perdre du changement climatique et le plus à gagner d'un accord efficace sur le changement climatique.

"Je suis d'accord avec les ministres que les 10 dernières années passées à la mise en œuvre du mécanisme de développement propre (MDP) est un atout très précieux et que les mécanismes de marché peuvent jouer un rôle important dans l'augmentation du niveau d'ambition, et le soutien à l'action climatique», a déclaré Mme Hakima El Haite, Ministre déléguée chargée de l'Environnement du Maroc.

"Durant ces huit derniers mois avant Paris, l'accent doit être déplacé de la réaffirmation des positions de négociation pour trouver des solutions de base communes," a déclaré Richard Kinley, vice-Secrétaire exécutif de la CCNUCC, à un segment ministériel d’une journée tenu au Forum africain du carbone 2015, organisé par le Royaume du Maroc . "Tous les pays ont quelque chose à gagner à l'accord de Paris et il est dans l'intérêt de tous de parvenir à une conclusion forte dès que possible cette année. Si les chefs d'État viennent à Paris, ce doit être pour adopter un accord qui est robuste et prêt pour eux."

L’Énergie propre pour débloquer le potentiel de développement durable de l’Afrique

Le Forum africain du carbone 2015 a porté sur les programmes visant à ouvrir le financement du secteur privé, comme au travers du mécanisme de développement propre, et d'intensifier les autres formes de financement climatique pour renforcer le développement durable des pays africains.

Selon l'Agence Internationale de l'Énergie, 625 millions de personnes en Afrique sub‑saharienne, soit environ les deux tiers de la population, ne jouissent pas d’un accès sécurisé à l'électricité. Quelques 730 millions de personnes de la région cuisinent encore la plupart du temps avec du bois, ce qui nuit à la santé et détruit une couverture forestière indispensable.

"Les mois à venir donnent aux pays africains l’occasion importante d’aligner leurs contributions à l'accord sur le climat de Paris avec leurs propres priorités en matière de développement durable à long terme", a déclaré M. Kinley.

Les pays sont occupés à détailler les contributions prévues déterminées au niveau national (INDC), qu'ils soumettront comme leur contribution à l'action climatique de l'accord de Paris. Les INDC de 35 pays ont été soumises à ce jour. Le 1er avril, le Gabon est devenu le premier pays africain à présenter une INDC.

La Finance climatique et un fort MDP sont la clé de la réussite

Deux messages ont clairement émergé des participants au Forum africain du carbone. Premièrement, relier le financement climatique aux résultats est essentiel pour stimuler un meilleur financement de l'atténuation et de l'adaptation au changement climatique. Deuxièmement, les pays en voie de développement, notamment en Afrique, ont besoin d'outils comme le MDP s’ils veulent réussir le passage à un développement à faible émission de carbone. Paris fournit au continent une occasion unique d'ancrer les marchés du carbone dans l'agenda climatique à long terme, de pair avec l’accélération de l'action climatique et du développement durable en fonction de leurs priorités nationales.

Un thème récurrent lors du Forum était la nécessité de préserver et d'améliorer le MDP au-delà de 2020 comme un outil qui continue de fournir un financement climatique et des technologies aux pays en voie de développement, surtout en Afrique. Ceci capitaliserait sur la capacité et l'infrastructure déjà construites par les pays et les parties prenantes. Il est fort probable que cette question sera l'une de celles à résoudre à Paris.

Les participants ont en particulier souligné l'utilité des règles établies par le MDP pour mesurer, rapporter et vérifier les résultats et son rôle potentiel pour aider à définir et à clarifier le contenu des INDC. L'atelier a également conclu que les pays africains pourraient examiner la meilleure façon de lier et de tirer parti de la finance à par le biais du Fonds vert pour le climat en même temps qu’une augmentation de l'utilisation du MDP.

Le Forum a noté que les INDC donnent à l'Afrique un véhicule idéal à l’aide duquel les politiques publiques visant à se déplacer vers un développement durable et à faible émission carbonique peuvent être révélées de manière transparente par les pays

Ce que disent les organisateurs du forum sur les changements climatiques et le développement en Afrique

"Tout au long de ce Forum africain du carbone, j’ai ressenti la volonté extraordinaire du continent à agir, et à utiliser les outils qui fonctionnent et qui sont déjà à leur disposition, tels que le mécanisme de développement propre. Je partage le sentiment exprimé par de nombreux participants ici, qu'il est temps de soutenir le dynamisme de l'Afrique en particulier en explorant comment le Fonds vert pour le climat peut canaliser le financement climatique pour la mise en œuvre de projets MDP en Afrique, et enfin libérer le potentiel d'atténuation du continent. En gardant l'accord de Paris à l'esprit, j’espère que les pays africains refléteront cette réalité dans leurs INDC".
John Kilani, Directeur, programme des mécanismes de développement durable, CCNUCC

"Le Forum africain du carbone 2015 a clairement démontré la volonté et l'engagement des pays de la région à contribuer à un résultat équilibré et équitable à la Conférence des Parties à Paris. Les pays préparent leurs INDC et les présentations au forum indiquent qu’elles auront à la fois l'ambition et en même temps enverront des signaux clairs sur la nécessité d'équilibrer les aspects de l’adaptation et de l'atténuation dans un cadre plus large de développement économique écologique».
John Christensen, Directeur, Partenariat PNUE-DTU

"Voici ce que les participants du forum disent: une architecture climatique mondiale claire et équitable, qui permet de protéger les régions les plus vulnérables, telles que l'Afrique, doit faire partie des résultats de Paris. Les participants font preuve d'un très haut niveau d'engagement pour aider le processus de Paris à entendre la voix de l'Afrique pour obtenir des politiques climatiques justes».
Neeraj Prasad, Directeur, Groupe du changement climatique, Groupe de la Banque mondiale

"Alors que nous nous dirigeons vers l'objectif d'un accord mondial sur le changement climatique à Paris en décembre, le 7ème Forum africain du carbone a renforcé la nécessité d'avoir des ressources de financements climatiques durables adéquates et prévisibles, pour répondre aux défis de l'Afrique dans la transition vers un développement à faible émission carbonique, une agriculture intelligente et un développement urbain durable - sujets clés au forum de cette année. Ces domaines devraient être au cœur des priorités de développement de l'Afrique et la manière dont ils sont intégrés dans les INDC des pays aidera à déterminer la réussite de leur mise en œuvre au-delà de Paris. Nous savons tous que les flux financiers climatiques actuels sont insuffisants pour répondre à tous les défis posés par le changement climatique à l'Afrique, mais il sera essentiel pour les pays africains de démontrer la capacité à déployer les ressources disponibles efficacement afin de contribuer aux objectifs mondiaux du changement climatique".
Kurt Lonsway, Directeur, Division de l'environnement et des changements climatiques, Banque africaine de développement

"Comme nous l'avons entendu au cours des deux derniers jours, il y a une opportunité considérable pour le secteur privé à investir dans un avenir faible en carbone pour l'Afrique, en utilisant les forces du marché pour apporter des technologies innovantes afin que le continent puisse se développer de manière durable. L'accord de Paris peut faciliter cela en définissant les paramètres adéquats pour que les entreprises investissent, y compris en adoptant des règles et des lignes directrices pour les marchés du carbone".
Dirk Forrister, Président Directeur Général de l'International Emissions Trading Association

Le forum africain du carbone de cette année a attiré plus de 600 participants provenant de 53 pays, dont 23 ministres ou hauts fonctionnaires, décideurs politiques, développeurs de projets et investisseurs, et s’est basé sur le succès du forum de l'an dernier à Windhoek, en Namibie. Les discussions ont porté sur les politiques nationales et internationales et des questions opérationnelles liées aux marchés du carbone, les mécanismes et la finance.

Le Forum est organisé sous l'égide du Cadre de Nairobi, par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) incluant le partenariat PNUE-DTU, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l'International Emissions Trading Association.

Le Cadre de Nairobi a été lancé en 2006 par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, pour aider les pays en voie de développement, et particulièrement en Afrique sub-saharienne, à améliorer leur niveau de participation au mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto.

En savoir plus sur le Forum africain du carbone 2015


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Judith Adrien, Chargée de communication, CDM-Presse (at) unfccc.int, +49 (0) 228-815-1355

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