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L’économiste Britannique Nicholas Stern a lancé un appel aux pays pour que leurs plans d’action climat nationaux soient plus ambitieux, à la fois avant et après la réunion des Nations Unies sur le changement climatique de Paris en décembre, pour que le monde évite les pires impacts du changement climatique.

Lord Stern et deux autres économistes ont évalué les plans d’action climat nationaux qui ont été soumis à l’ONU à ce jour ainsi que les engagements publiés par les gouvernements mais qui n’ont pas encore été soumis officiellement avant le sommet de Paris.

Il est arrivé à la conclusion que les engagements déjà pris par les gouvernements mondiaux pour réduire les émissions ne sont pas suffisants pour maintenir l’augmentation de la température mondiale moyenne en dessous de la limite maximum de 2°C convenue.

Dans un article sur le changement climatique et l’environnement publié par le Grantham Research Institute on Climate Change et le ESRC Centre for Climate Change Economics and Policy de la London School of Economics and Political Science, l’économiste britannique a déclaré:

« Les ambitions et les plans décidés lors du sommet de Paris en décembre 2015 devraient être considérés comme une première étape essentielle. Il est également important que les pays prennent des engagements crédibles. Cependant, l’amplitude de l’écart entre les intentions actuelles et l’objectif international de limiter le réchauffement climatique à une température maximale de 2°C montre clairement que l’accord international de Paris devra inclure des mécanismes dynamiques visant à mesurer les progrès et la hausse des ambitions ».

Cependant, Nicholas Stern et ses collègues restent optimistes que les pays parviendront à un accord efficace à Paris étant donné les mesures prises de par le monde, telles que l’utilisation croissante des énergies renouvelables et les efforts produits pour réduire les émissions de gaz à effets de serre de l’Amérique Latine jusqu’à l’Asie.

A propos de ces résultats, Nick Nuttall, Porte-parole de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a déclaré:

« Cette nouvelle étude confirme le message que la CCNUCC et sa Secrétaire exécutive font passer depuis quelques temps, à savoir que les quelques 30 premiers plans d’action climat – mieux connus en tant que 'contributions prévues déterminées au niveau national' (INDC, selon le sigle anglais) – ainsi que les nombreux suivants à venir sont considérés comme la prochaine étape prometteuse pour répondre aux changements climatiques au 21ème siècle, mais certainement pas la dernière.
C’est pourquoi l’accord de Paris, ainsi que les décisions l’accompagnant, doivent constituer un plan de développement à long-terme, ancré dans des objectifs basés sur la science, si la limite de l’augmentation de la température mondiale sous 2°C doit être atteinte ». 

Les pays développés devraient conduire la campagne mondiale pour relever l'ambition de réduction des émissions, mais les pays en développement sont aussi un élément essentiel de la réponse. Ils sont désireux de construire leurs propres avenirs grâce aux énergies propres et de protéger leurs économies et leurs sociétés du changement climatique existant.

La conférence climat des Nations-Unies de décembre doit être un nouveau départ, décisif, qui doit fournir les voies, les politiques et essentiellement les financements qui soutiendront la croissance et les ambitions climatiques des pays en voie de développement. », a ajouté M. Nuttall. 

« Les voies et les politiques combinées au soutien aux pays en développement mèneront à une montée en puissance progressive de l'ambition, qui provoquera un pic des émissions mondiales d’ici dix ans de développement, le déclenchent d’une décarbonisation profonde de l'économie mondiale dans la seconde moitié du siècle et un avenir durable pour chaque homme, femme et enfant » , a-t-il dit.

Lire le communiqué de presse du Grantham Research Institute et l’article correspondant du Guardian (en anglais).

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