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Crédit photo: CCNUCC

Lors d'une conférence régionale à Bangkok, Thaïlande, les 31 mars et 1er avril, les quelque 150 décideurs politiques, responsables du secteur public, spécialistes du climat et représentants du secteur privé ont entendu qu'accroître l’action climatique en Asie nécessitera un plus grand savoir-faire et du financement.

Un peu plus de trois mois depuis l'adoption d’un nouvel accord universel sur le changement climatique à Paris, en France, les pays font le bilan ainsi que des plans sur la façon de mettre en œuvre cet accord exhaustif.

«La connaissance, fondée sur des décennies d'expérience, existe sous la forme de technologies et de politiques utiles», a déclaré Benita Gurung, spécialiste du changement climatique à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). «Le défi est de la partager afin de renforcer les capacités des pays à réduire les émissions, s’adapter au changement climatique et  à se développer durablement».

Les financements, mais plus particulièrement savoir comment accéder aux financements disponibles, sont un autre défi majeur dont ont entendu parler les participants de neuf pays d'Asie du Sud-Est.

«Le manque de projets bancables et économiquement viables est un obstacle», a déclaré le Dr. Puja Sawhney du Réseau d’adaptation Asie-Pacifique, qui a recommandé aux gouvernements et promoteurs de projets d’étudier les exigences des diverses sources internationales et multilatérales de financement, mais «d’épuiser les possibilités de financement de fonds nationaux avant d'essayer d'accéder à des fonds externes».

Les pays développés ont pris un engagement annuel d'un montant de 100 milliards de dollars des États-Unis de financement climat d'ici 2020. Sous l'égide de l'Accord de Paris, ils se pencheront sur l'augmentation de ce chiffre à partir de 2025.

«Ma préoccupation n’est pas le manque de financement, mais le manque d'incitatif», a déclaré Sigurd Klakeg du ministère de l'Environnement de la Norvège, pour expliquer l'utilisation par son pays du Mécanisme de développement propre (MDP).

Dans le cadre du MDP, les projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre et contribuent au développement durable peuvent obtenir un crédit carbone pour chaque tonne d'émissions qu'ils réduisent. Ces crédits, appelés unités de réduction certifiées des émission (URCE), peuvent être utilisés par les pays, les entreprises, les organisations et même des individus pour contribuer à l’atteinte d’un objectif de réduction des émissions.

La Norvège achète des URCE dans le cadre de sa stratégie de changement climatique, en particulier provenant des projets qui pourraient prendre fin ou ne pas être lancés en raison de la faiblesse des prix actuels des URCE. M. Klakeg a déclaré aux participants de la conférence que la Norvège s'intéresse aux URCE de davantage de projets en Asie.

Le MDP a incité l'enregistrement d'environ 8 000 projets et programmes d'activités dans 107 pays en développement, ce qui a entraîné l'émission de plus de 1,6 milliard d'URCE.

La conférence, intitulée Comment accélérer les actions climatiques en Asie à travers le renforcement des capacités et le financement climatique, a été organisée par le Climate Change International Technical and Training Center, la Thailand Greenhouse Gas Management Organization, en coopération avec l'Agence japonaise de coopération internationale et le centre régional de collaboration de Bangkok.

La conférence a souligné le lien entre le changement climatique et les objectifs de développement durable adoptés par les pays en 2015. Un obstacle majeur au développement sobre en carbone et résilient au climat est la capacité limitée des diverses parties prenantes dans le domaine du changement climatique, ainsi que l’information et l'accès aux nouvelles possibilités de financement climatique insuffisants.

Juichiro Sahara, spécialiste principal de mobilisation des ressources au Fonds vert pour le climat (GCF), a informé les délégués sur la façon d'accéder au Fonds et a décrit les projets qu’il a financés à ce jour.

Les délégués ont également entendu Jay Mariyappan, directeur général de Sindicatum Sustainable Resources, à propos de l'expérience de son entreprise avec le MDP, en mettant l'accent sur un projet de gestion des déchets en Thaïlande, et Ashwani Kumar Thakur, vice-président adjoint - MDP, IL&FS Environnement à Delhi en Inde, sur les avantages du développement durable et des applications du MDP au sein des entreprises en termes de responsabilité sociale, en mettant l'accent aussi sur des projets dans le secteur de la gestion des déchets.

Le centre régional de collaboration pour l'Asie et le Pacifique est un partenariat entre le secrétariat de la CCNUCC et de l'Institut des stratégies environnementales mondiales, au Japon.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter David Abbass <dabbass(at)unfccc.int>, Chargé de communication, secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Bonn, Allemagne.

À propos du MDP

Le MDP permet aux projets de réduction des émissions dans les pays en voie de développement de gagner des unités de réduction certifiées des émissions (URCE), chacune équivalant à une tonne de CO2. Les URCE peuvent être échangées et vendues, et utilisées par les pays industrialisés pour atteindre une partie de leurs objectifs sous le l’égide du Protocole. Le MDP aide les pays à accéder à un développement durable et à réduire leurs émissions, tout en conférant aux pays industrialisés une certaine souplesse dans la façon dont ils atteignent leurs objectifs de réduction d'émissions.

Voir aussi: cdm.unfccc.int

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Secrétaire exécutive de la CCNUCC Christiana Figueres sur Twitter: @CFigueres

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