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Crédit photo: UNFCCC

Initiée par les deux Championnes du Climat, Hakima El Haïté et Laurence Tubiana, l’action climatique mondiale fait escale du 8 au 17 novembre, à la Cop 22 à Marrakech pour raconter ses progrès, ses doutes, ses espoirs et sa feuille de route. Voilà le message entendu dans toutes les conférences thématiques organisées par les Championnes du Climat. « Nous existons », « nous travaillons », « nous sommes prêts à aller plus vite avec vous ». Dans la construction de la maison de l’action climatique, les fondations sont en train d’être posées.

Première certitude : qu’il s’agisse de l’eau, de l’industrie ou des villes, pour accélérer, il faut inventer des nouveaux outils de coordination, des plate-forme de travail transversales pour identifier et débloquer dans tous les secteurs d’activité les verrous réglementaires, comportementaux, financiers qui retiennent la mise en œuvre à grande échelle de la nouvelle donne bas carbone. Comment, par exemple, parler de l’eau sans parler de sa sœur, l’électricité ? Et comme ici à Marrakech, la première étape cruciale consiste d’abord à sortir de ses frontières habituelles, à faire un pas de côté pour apprendre le langage de l’autre, ses processus, ses contraintes.

Autre contrainte commune : se préparer à l’incertitude face aux trajectoires climatiques réelles des prochaines décennies, entre les 1,5°C voulus par l’Accord de Paris et les 3°C de la trajectoire actuelle des contributions nationales. Cette situation a trois conséquences. En premier lieu, elle implique d’envisager un scénario multiforme où les outils sont toujours multifonctionnels, adaptables et polyvalents. Deux : elle implique pour que les acteurs non étatiques donnent leur pleine mesure que les Etats les accompagnent par un cadre réglementaire clair qui donnera de la visibilité à tous les autres acteurs et par un appareil de normes standardisés.

Dans ce contexte, les données scientifiques auront une importance cruciale pour étayer des décisions d’investissements lourds et sur le long terme. Le besoin de connaissances a été évoqué tout au long de ces journées. En réponse à ce besoin, le GIEC organisera en 2018 la première conférence scientifique internationale entièrement dédiée aux villes et a lancé un appel à l’accueil de cette conférence par une ville hôte.

Eau, l’indispensable lien.L’eau n’a pas de frontières. Elle rapproche comme elle peut diviser. « L’eau est partout mais comme elle est partout, a rappelé Charafat Afailal, la Ministre déléguée marocaine chargée de l’Eau, elle n’est nulle part. Nous devons lui donner une place en tant qu’élément constitutif de tous les écosystèmes ». Un préalable indispensable. Tel est le premier constat fait par tous les acteurs non étatiques réunis par les Championnes du Climat, ce mercredi 9 novembre, à Marrakech. Comme l’a signalé Torgny Holmgren, le directeur du Stockholm International Water Institute (Siwi) lors de la matinée de cette journée consacrée à l’eau, « plus de 50 pays dans le monde partagent des eaux frontalières ». Et l’urbanisation croissante ravive la concurrence entre les villes et les campagnes autour de la précieuse ressource. « L’agriculture est encore à l’origine de 70% de la consommation de l’eau », a ainsi rappelé Eduardo Mansur, le Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO. L’eau est aussi le premier « signal » du dérèglement climatique, que celui-ci génère inondations ou sécheresses.

La juste échelle. Dans la gestion de l’eau, de l’avis de tous, le plus important est de travailler collectivement avec toutes les parties prenantes à l’échelon des bassins versants. Cette question de la « juste échelle » de l’action est une notion clé pour Barney Dickson, du Programme des Nations Unies pour l'adaptation des écosystèmes qui préconise de travailler à une échelle locale, voire régionale. D’où la nécessité de faciliter le financement des petits projets. Pour Frank Fass-Metz, du ministère allemand de la Coopération et membre du Fonds mondial pour le climat, il faut veiller à ce que la notion de projet « bankable » ne soit pas réservée aux gros projets. Ce sont en effet les communautés qui sont les plus à même de se mobiliser sur le terrain pour protéger l’eau. En particulier les femmes qui ont l’expérience la plus ancienne et devraient avoir un rôle leader en la matière. Pour FrançoisMitteault, Directeur de l'eau et de la biodiversité au ministère de l'Environnement français« il est important d’associer les populations à la mise en place de solutions de proximité de façon à ce qu’elles voient les co-bénéfices de cette gestion ».

Anticiper les risques. Action locale donc, mais approche transversale. Car l’eau est au carrefour de multiples aspects de la vie sociale. « Nous promouvons l’alliance à cinq doigts qui traite en parallèle de cinq dimensions - l’eau, l’énergie, l’alimentation, la santé et l’éducation - Nous l’expérimentons déjà dans des villages du Rajahstan », a ainsi explique Loïc Fauchon, Président d’honneur du Conseil Mondial de l’Eau. Pour protéger l’eau, il faudra surtout de plus en plus anticiper les risques climatiques. « Pendant longtemps, a expliqué Abdallah Mokssit, Secrétaire du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), nous nous sommes contentés face aux inondations ou aux sécheresses de subir, puis la notion de gestion du risque est apparue. Aujourd’hui, il faut aller plus loin et déployer sur le terrain de véritables commandos hydriques capables à la fois de s’adapter, d’anticiper et de planifier la gestion de l’eau ».

Des besoins immenses. Pour le seul continent africain, d’après Michel de Vivo, Secrétaire Général de la Commission Internationale des Grands Barrages, « entre les sécheresses et les inondations, les besoins en eau et électricité du continent africain vont doubler ». Ce n’est pas un hasard si 100% des contributions nationales des Pays d’Afrique mentionnent la question de l’eau. Et de noter que ce sont souvent les mêmes populations qui manquent d’eau et d’énergie, deux leviers essentiels de la résilience des territoires. « Pour répondre à ce défi, il faut accroître les capacités d’approvisionnement et de stockage. Les barrages auront un rôle essentiel ». Une chose est sûre : l’éventail de solutions sera multiforme, comme l’a noté Barney Dickson, directeur des programmes au centre mondial de surveillance de la conservation de l’UNEP, « la gestion des bassins à celle des écosystèmes côtiers pour réduire les effets de la montée des mers, en passant par la mise en place d’infrastructures vertes pour se prémunir contre les inondations ».

Le besoin de boussole scientifique. Mais tout cela coûte très cher. D’après le député malaisien, Wong Chen, les besoins de financement pour l’eau seraient estimés de 500 à 600 milliards de dollars. Aujourd’hui, les Etats en assument principalement la charge. « Le secteur privé pourrait accroître sa participation », a confirmé John Matthews, Coordinateur de l'Alliance pour l'adaptation mondiale de l'eau. Ce d’autant que le secteur de l’eau, comme l’a rappelé Bertrand Camus, PDG du groupe Suez, « vit depuis dix ans une révolution technologique aussi importante que celle des télécommunications. » Pour naviguer dans le futur, le besoin de boussoles se fait sentir. Comme l’a signalé Klaus Radunsky, membre du GIEC : « Assurer ce financement dans un contexte d’incertitude sur le niveau du réchauffement à 50 ou 100 ans est très complexe. Demain, serons-nous à 1,5°C à 3°C ou plus ? Nous avons besoin d’une base scientifique qui soutienne nos prises de décision. Il serait utile d’avoir un rapport spécial du GIEC pour traiter la question de changement climatique et de l’eau afin de prendre les bonnes décisions ».

Le mot des championnes.

Hakima el Haité, Ministre de l’Environnement du Maroc :
« Chaque jour, les femmes passent un nombre incalculable d’heures pour aller chercher de l’eau, parfois avec un enfant sur leur dos. Cette situation a évidemment un impact majeur sur la santé, sur l’éducation. La question de l’eau relève de la justice climatique. Nous devons réfléchir à la façon dont celle-ci pourrait occuper une place centrale dans la finance climatique. »


 

Industrie/secteur privé, La mutation des business models. C’est la bonne nouvelle de la journée d’action sur l’industrie et le business qui s’est déroulée, le 9 novembre à Marrakech : le nombre d’entreprises qui ont pris des engagements en matière climatique au sein de la coalition We Mean Business a plus que doublé en moins d’un an. Désormais la coalition rassemble 471 entreprises représentant une capitalisation boursière de 8000 milliards de dollars. Relayé par la Championne Hakima El Haïté à l’ouverture de la conférence, le message sur « le coût de l’inaction face au climat supérieur à celui de l’action », a été visiblement entendu.Un vent de mobilisation souffle sur les entreprises qui cherchent individuellement ou collectivement à capitaliser sur l'action.

Pour Jill Duggan, qui dirige The Prince of Wales Corporate Leaders Group, un regroupement de multinationales et, à ce titre, membre fondateur de la coalition We Mean Business, « désormais les entreprises doivent être à la fois performantes, lucratives et produire avec zéro émissions ». De leur côté, près de 200 groupes ont rejoint la Science Based Targets Initiative, une association qui cherche à épauler les entreprises dans la recherche de solutions environnementales pour répondre aux objectifs de l’Accord de Paris. A l’ONU, le portail Nazca fait également sa révolution. Il permet de collecter tous les engagements sur le climat des acteurs non étatiques et de suivre leurs progrès. « Ce contrôle régulier des sera essentiel », a rappelé Sylvie Lemmet, directrice des affaires européennes et internationales au ministère français de l'Environnement.  

Du climat dans la supply chain. Les entreprises commencent à plonger les mains dans leurs moteurs. A l’instar du groupe Unilever qui a passé au crible sa chaîne logistique. « Les entreprises sont de plus en plus transparentes dans leurs lignes d’approvisionnement et sur leur chaîne logistique. Quant aux investisseurs, ils prennent leur distance avec les approvisionnements irresponsables », a noté Melissa Minors, d'Unilever. Le groupe a décidé d’orienter ses approvisionnements vers des pays qui prennent de bonnes initiatives contre la déforestation et le changement climatique. « Les entreprises devraient s’approvisionner localement », a confirmé, de son côté, Bill Weihl, le directeur du développement durable de Facebook. Au Maroc, comme l’a expliqué Houria Tazi Sadeq, sa présidente, la Coalition Marocaine de l’Eau qui rassemble des ministères, des ONGs et le secteur privé, aide les entreprises à réduire leur consommation d’eau et à la recycler.

Un immense chantier. D’après le dernier rapport du Carbon Disclosure Project (organisation mondiale qui fournit aux entreprises un outil pour mesurer, gérer et partager des informations sur leurs performances environnementales), une vaste majorité d’entreprises ont intégré des objectifs de réduction d’émissions de CO2 mais elles tâtonnent encore sur la façon d’intégrer dans leur business plan les nouveaux objectifs mondiaux bas carbone. 5 800 entreprises, représentant près de 60% de la capitalisation boursière mondiale, ont diffusé des informations environnementales à travers le CDP en 2016. Pour réussir cette transformation, la liste des tâches énoncée par Lwandle Mqadi, chargé du département développement durable d'Eskom, la société sud-africaine de production et de distribution d'électricité, est impressionnante : il faut intégrer le management dans le processus, collecter des informations concernant la vulnérabilité pour anticiper les risques, déterminer le coût global de l'adaptation et partager innovations et méthodes.

Indispensable prix du carbone. Un autre levier très attendu pourrait changer la donne : le prix du carbone. Pour Hakima El Haite, « en adoptant le prix du carbone (direct et indirect) dans les entreprises et les pays, on peut accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris ». En 2017, « la Chine aura son marché national du prix du carbone, a annoncé Chen Ji, directeur délégué du Centre national chinois chargé de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est un challenge énorme ». Le prix du carbone pourrait non seulement valoriser les bonnes pratiques mais devenir également un outil de redistribution de revenus au plan national, comme l’a souligné James Close, directeur du programme sur les changements Climatiques de la Banque Mondiale : « Les revenus de tarification du carbone peuvent être utilisés pour réduire les impôts ou financer le secteur public ».

Villes, Des coalitions pour aller plus vite. L'urbanisation galopante oblige le secteur du bâtiment et de l'habitat à se réformer rapidement et les mégalopoles à s'allier pour trouver des solutions. En 2020, 60% des habitants de la planète vivront dans les villes. Et les villes représentent aujourd’hui 70% des émissions de CO2 mondiales. Ces deux chiffres font du développement durable urbain une clé essentielle des politiques mondiales d’atténuation d’émissions. Les villes sont au centre de trois textes majeurs adoptés en moins de dix-huit mois : les Objectifs de développement durable (septembre 2015), l'Accord de Paris sur le climat (décembre 2015) et le Nouvel Agenda Urbain adopté à Quito en octobre 2016. Conscientes de leur responsabilité, les villes se sont organisées. 280 d’entre elles se sont engagées à réduire leurs émissions de carbone d’ici 2030. Pour aller plus vite, la plus grande coalition de villes du monde représentant plus de 8000 villes et cités vient de naître : l’Alliance globale des maires.

La construction en marche de bataille. Le secteur du bâtiment a, lui aussi, vécu sa révolution depuis la Cop 21 avec la création de l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction qui rassemble 23 pays et 64 organisations. « Nous en sommes fiers, déclare Mohammed Nabil Benabdallah, Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville du Maroc. Nous avons réussi à réunir tous les acteurs du bâtiment, privés et publics, et travaillons en réseau ». Cette alliance a déjà produit une carte mondiale sur la décarbonisation du secteur de la construction. Le secteur s’est également doté d’une feuille de route mondiale, un document qui dresse tous les objectifs globaux et s’adresse à toutes les parties prenantes. Dès 2017, le site Internet de l’Alliance mondiale se dotera de bases de données adaptées à chaque région.

Un défi énergétique. Un tiers des émissions de CO2 proviennent des bâtiments. Pour Dominique Campana, directrice de l'Action internationale de l’ADEME, l’équation est la suivante : « 60% de la population en 2060 vivra dans les zones chaudes. Et 75% des bâtiments qui existeront en 2050 ne sont pas encore construits ». Or, pour tenir l’objectif de 2°C, il faudra que la consommation énergétique des bâtiments diminue de 80% d’ici 2050. « Et pour y parvenir, il faut mettre en place un système transformationnel qui suppose d’échanger entre les différents acteurs au plan national, d’intégrer les technologies innovantes et d’obtenir de très gros investissements », a expliqué Laurence Tubiana.

Le retour du bambou et de l'argile. Les investissements en efficacité énergétique dans ce domaine ne cessent de progresser en Europe, en Chine, aux Etats-Unis. A la clé : près de 84 gigatonnes d’émissions de CO2 en moins. Dans ce contexte, l’architecture vernaculaire est en plein come-back. Comme l’a souligné Jacqueline McGlade, directrice de la division alertes et évaluations sur le réchauffement au sein de l’UNEP, elle permet de réduire la consommation d'énergie, grâce notamment aux « formes passives d'air    conditionné ». Dans les pays en développement, des matériaux comme le bambou, la boue ou des matériaux locaux sont utilisés à la place du ciment.

Le mot des championnes.

Laurence Tubiana, ambassadrice de France en charge des négociations climatiques :
« Il est important de concevoir le développement des villes d'une manière totalement différente. Nous devons réduire de 50% la consommation énergétique des bâtiments d'ici à 2050. C'est un grand défi. Les villes peuvent aussi aider les gouvernements à mieux mettre en œuvre leurs engagements nationaux et à être plus ambitieux. »


 

Le Journal de l'action sur le terrain.

Secteur par secteur, les initiatives à suivre.

Eau

  • Livre bleu sur l’eau et le climat. Publié par le gouvernement marocain et ses partenaires, la France et le conseil mondial de l’eau, né de la conférence internationale sur l’eau et le climat qui s’est tenu à Rabat en juillet 2016, le livre rassemble les recommandations de la communauté internationale de l’eau pour mettre en œuvre les objectifs climatiques et des solutions concrètes d’adaptation et de résilience.
  • « De l’eau pour l’Afrique ». Initiée par le royaume du Maroc et soutenue par la Banque africaine de Développement, cette initiative qui rassemble des partenaires internationaux politiques, financiers et institutionnels vise à améliorer la gestion de l’eau et les services d’assainissement en Afrique en partie pour les pays les plus affectés par le changement climatique. 
  • Trois alliances, un engagement commun. Les trois alliances pour les bassins, les mégapoles et les entreprises, créées à la COP21 à Paris et fortement engagées dans l'action sur l'eau et le climat, qui représentent aujourd'hui plus de 450 organisations à travers le monde, ont signé un engagement commun à mobiliser leurs partenaires, à identifier et diffuser les bonnes pratiques et à soutenir le développement de nouveaux projets par les acteurs sur le terrain engagés dans l'adaptation et la résilience du secteur de l'eau.

Industrie/Secteur privé

  • Science Based Targets initiative. 200 entreprises se sont réunies pour se fixer des objectifs de réduction des émissions conformes aux objectifs de l’Accord de Paris.
  • Business Leadership Criteria on Carbon Pricing. 70 entreprises de 20 secteurs différents et de près de 30 pays se sont alignées surun ensemble de normes pour aider les entreprises à plaider et à développer un prix du carbone.
  • Les 7 demandes faites par le secteur privé aux Etats. Le secteur privé a demandé aux Etats, entre autres, de mettre en œuvre toutes les politiques permettant de changer d’échelle et de mettre intégralement en œuvre les contributions nationales et de développer des stratégies de développement bas carbone de long terme.

Villes

  • Une conférence scientifique internationale sur les changements climatiques et les villes en 2018. Elle sera organisée par une vaste coalition de partenaires composée de réseaux de gouvernements locaux, universités et organisations internationales. Un appel a été lancé aux villes pour accueillir cette conférence.
  • Un nouvel outil d'évaluation de la Convention mondiale des maires. Il servira à faire un reporting standardisé et qualitatif des actions des villes en matière d’adaptation. 
  • Un rapport de présentation des initiatives des membres de l'Alliance pour le leadership en matière de financement climatique des villes (CCFLA)sur les finances infranationales et locales. Le document confirme que la mise au point des projets en phase initiale (phases de préparation et en amont) est cruciale pour s'appuyer sur des stratégies et des projets climatiques appropriés.

A intégrer dans vos agendas :

Pendant trois jours, la Low Emission Solutions Conference (LESC) se déroulera sur le site de la COP22 en zone bleue (Salle Atlantic), du 14 au 16 novembre : trois journées intenses et multisectorielles pour faire connaître toutes les innovations et solutions permettant de réussir plus vite la transition carbone. 

Pour en savoir plus :http://newsroom.unfccc.int/climate-action/

Journal de l'action. Rédaction en chef  : Anne Tézenas du Montcel. Assistantes de rédaction : Zineb Berrissoul, Sara Abounouass et Ikhlass Lam. Responsable édition : Meryem Chami khazraji.

Contact : journaldelaction@gmail.com

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