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Crédit photo: DFID/Flickr - UK Department for International Development

Les dirigeants politiques et des entreprises s'engagent à poursuivre leurs actions sur la transition énergétique mondiale

Marrakech, le 11 novembre 2016 – Sur fond de la récente entrée en vigueur de l'Accord de Paris sur le climat, les leaders d'un large éventail de secteurs se réunissent pour célébrer la Journée de l'énergie afin de présenter les efforts déployés à l'échelle mondiale pour décarboner notre système énergétique. La Journée de l'énergie est organisée conjointement par l'Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) et l'’énergie durable pour tous (SEforALL), en coopération avec l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN) et l'Agence marocaine pour l'efficacité énergétique (AMEE), et fait partie intégrante d’une série de journées thématiques, organisées par les championnes du climat, et tenues sous les auspices de la présidence de la COP22.

L'Accord de Paris a définitivement mis l'accent sur l'action climatique dans le contexte du développement durable. Aujourd'hui, les conversations se concentrent sur la manière d'atteindre l’objectif de développement durable numéro 7 (« Énergie propre et d’un coût abordable »), et sur la manière d’assurer un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne, qui peut relier les 1,1 milliard de personnes dans le monde qui ont peu ou pas d'accès à l'électricité, en plus des 2,9 milliards de personnes qui utilisent encore des combustibles solides dangereux pour cuisiner et se chauffer.

Les discussions et les engagements pris tout au long de la journée comprendront:

  • Annonces de la part des initiatives RE100 et EP100
  • Lancement préalable des engagements de « One for All », campagne mondiale qui sera lancée début 2017 et qui vise à mobiliser de nouvelles formes de capital et de nouveaux investisseurs pour mettre fin à la pauvreté énergétique avant 2030.
  • Développements au sein de l'Initiative des Phares des Petits états insulaire en développement (PIED), lancée l'an dernier à Paris, qui vise à soutenir les îles dans la transformation de leurs systèmes énergétiques.
  • Développements au sein de l'Initiative pour l'énergie renouvelable en Afrique (AREI)
  • La remarquable transformation vers l'énergie renouvelable du Maroc, les hôtes de la COP cette année.

« La réduction de l’écart énergétique nous fournit une des plus grandes opportunités économiques de notre temps », a déclaré Rachel Kyte, PDG et Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’initiative Énergie durable pour tous. « En 2016, le monde a besoin d'un système énergétique qui permette un accès universel, soutienne la création de nouveaux emplois et réponde à nos espoirs d’un avenir juste et équitable pour tous. Pour ce faire, les promesses faites doivent être des promesses tenues ».

« Les objectifs climatiques convenus à Paris ne requièrent rien de moins que la décarbonisation radicale de l'économie mondiale », a déclaré Adnan Z. Amin, Directeur général de l'IRENA. « Une transition rapide à un avenir alimenté par les énergies renouvelables, combinée à l'amélioration de l'efficacité énergétique, est le moyen le plus efficace pour éviter un changement climatique catastrophique tout en offrant aux citoyens une meilleure qualité de vie. Mais le rythme et l'ampleur du changement doivent augmenter de façon spectaculaire si nous voulons respecter la promesse de l'Accord de Paris. Les gouvernements doivent créer les cadres politiques et financiers nécessaires pour catalyser une multitude d'initiatives, tandis que le secteur privé développe ses propres stratégies de décarbonisation. Tout ceci est à notre portée ».

Les nouvelles annonces faites à la Journée de l'énergie comprennent:

  • Les nouveaux engagements de Dalmia Cement et Helvetia ont été annoncés lors de la conférence de presse. Les deux compagnies se sont engagées publiquement à utiliser 100% d'énergie renouvelable dans leurs secteurs d’opérations et à rejoindre RE100. RE100 est une initiative mondiale de collaboration qui compte plus de 80 des sociétés les plus influentes au monde. Celles-ci travaillent à l’augmentation massive la demande et de la provision d'énergie renouvelable.
  • Swiss Re a également annoncé qu'elle s'engageait à doubler son efficacité énergétique et à se joindre à EP100, une campagne mondiale qui travaille avec les entreprises afin de maximiser les bénéfices économiques de chaque unité d'énergie qu’elles consomment.
  • Les initiatives RE100 et EP100 sont conçues pour collaborer dans le but de fournir la voie de décarbonisation la moins coûteuse pour les entreprises. Aujourd'hui, Dalmia Cement et Swiss Re deviennent les premières compagnies à participer aux deux campagnes menées par The Climate Group en partenariat avec CDP et L'Alliance mondiale pour la productivité énergétique, respectivement.
  • Ensemble, les entreprises RE100 créent collectivement plus de 100TWh en demande d'électricité renouvelable, ce qui est plus que suffisant pour alimenter trois fois le Maroc. Les orateurs présents aujourd’hui comprennent Alejandro Agag, ODG de Formula E, Kevin Rabinovitch, Directeur de la durabilité mondiale pour Mars, et Bill Weihl, Directeur de la durabilité à Facebook.
  • Une nouvelle initiative dirigée par le secteur privé, l'Alliance des acheteurs d'énergie renouvelable (REBA), a également été annoncée :REBA établit le liens entre la demande d'électricité des entreprises et l'approvisionnement en énergie renouvelable.
  • Depuis la COP21, l'Initiative des Phares des PEID s'est rapidement développée pour inclure 39 États et 19 partenaires de développement. L’initiative a élaboré un programme novateur de soutien aux îles dans le domaine des énergies renouvelables. 19 projets d'énergie renouvelable dans les Caraïbes ont été enregistrés sur le marché de l'énergie durable, ce qui représente un volume d'investissement d’un milliard de dollars. Deux États insulaires, Antigua-et-Barbuda et Cabo Verde ont été sélectionnés pour recevoir des fonds de la IRENA/ADFD Project Facility et d'autres co-financiers pour un montant total de 45 millions de dollars. En outre, les EAU ont récemment annoncé la somme de 50 millions de dollars pour des projets d'énergie renouvelable dans les États des Caraïbes.

Alejandro Agag, PDG de Formula E, a déclaré : « Les véhicules électriques n’atteignent leur plein potentiel que s’ils sont chargés à l’électricité renouvelable. C’est pourquoi toutes les voitures Formula E sont alimentées par une glycérine révolutionnaire à zéro émission : le futur est électrique ! »

À propos du Programme de l’action mondiale pour le climat
Les deux Championnes de haut niveau pour le climat ont élaboré un programme détaillé visant à stimuler la coopération entre les gouvernements, les villes, les entreprises, les investisseurs et les citoyens afin de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre et d'aider les pays vulnérables à s'adapter aux impacts climatiques et à se construire un avenir durable fondé sur les énergies propres. Le Programme de l’Action mondiale pour le climat est un soutien essentiel et un catalyseur à la mise en œuvre rapide et effective de l'Accord de Paris sur les changements climatiques.

Quelques mots des Championnes

« Un an après la COP21, la forte dynamique de l’action climat continue de se renforcer. Alors que nous nous réunissons à Marrakech, le temps est venu de commencer à faire le point sur ce qui a été accompli au cours de l’année passée.

Pour être en harmonie avec les objectifs à long terme, tous les acteurs devront collaborer, pas seulement pour atteindre les objectifs nationaux des NDC, mais pour les dépasser et combler le fossé des émissions. Cette urgence devrait tous nous guider vers une accélération des efforts immédiats et la mise en œuvre de mesures ambitieuses. Nous devons identifier les options politiques concrètes et les outils que nous devrons mobiliser à court terme.

Les données scientifiques sont claires : la voie qui mène à l’atteinte des objectifs à long terme doit nous amener à une culmination des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. C’est un défi, et nous en sommes encore loin.

Selon les tendances actuelles, nous serons en 2030 entre 11 et 14 gigatonnes au-dessus des valeurs compatibles avec l’Accord de Paris. Le but de ces journées thématiques à la COP22 est de renforcer tous les efforts et de les faire passer au niveau supérieur pour pouvoir rester dans le champ de nos objectifs, à savoir rester bien en-dessous de la limite des 2°C et si possible des 1.5°C, accroître les capacités en adaptation et résilience, et réorienter les flux financiers. Il est de notre responsabilité, en tant que championnes, de faire le lien entre le monde réel et le processus de la COP. Les dirigeants politiques du monde entier devraient écouter et s’inspirer des solutions que nous avons à portée de main. »

Hakima El Haite, Championne de haut-niveau pour le climat du Maroc et Laurence Tubiana, Championne et Ambassadrice pour les négociations sur le changement climatique de la France

Contacts pour les médias

Pour les demandes d’interviews, veuillez s’il vous plaît prendre contact avec :

  • Timothy Hurst, IRENA, Chief of Communications, thurst@irena.org | +971 56 677 0116
  • Beth Woodthorpe-Evans, Sustainable Energy for All, Communications, bethwevans@gmail.com | +44 7951273240

Contacts supplémentaires

  • UNFCCC : Matthew Phillips | mphillips@unfccc.int | +212 (0) 688 006 615
  • Équipe de Mme Tubiana : Marie Jaudet | marie.jaudet@cop21.gouv.fr | +33664402246
  • Équipe de Dr. El Haité : Anne Testuz | anne@atestuz.com | + 212 (0) 634 616 437

Pour suivre l'action climatique mondiale:
Sur le web : http://newsroom.unfccc.int/climate-action/
Sur les réseaux sociaux : @UNFCCC (EN), @CCNUCC (FR), @CMNUCC (ES), @COP22, @LaurenceTubiana, @HakimaElHaite
En direct : http://unfccc.cloud.streamworld.de/upcoming

Informations contextuelles

Les entreprises et les investisseurs se concentrent maintenant sur les implications de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris le 4 novembre dernier pour leurs modèles d'affaires, les risques de l’intensité énergétique et les occasions offertes par les nouveaux produits et services destinés au système énergétique bas carbone. Les engagements pris en amont de et à Paris sont désormais transformés en actions et de nouveaux engagements sont pris.

Dans ce monde assujetti au carbone, le secteur privé voit de plus en plus la productivité énergétique comme le combustible principal, crucial mais souvent négligé. Elle peut permettre la réduction nécessaire de 40% des émissions de gaz à effet de serre, la réduction de la facture mondiale de carburants fossiles de plus de 2 000 milliards de dollars et la création de plus de six millions d'emplois d'ici 2020. Les entreprises se préparent à saisir les opportunités qui découlent du récent amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui annonce une ère de super efficacité dans le domaine du super refroidissement, qui peut être égalée par la super efficacité de nombreux appareils dont un monde de plus en plus riche et qui grandit aura besoin.

Le nombre croissant d'engagements des grandes entreprises et des investisseurs montre que le monde des affaires continue de jouer un rôle de leadership aux côtés des gouvernements sur les changements climatiques. Il argumente aussi toujours plus en la faveur de toutes les sources d'énergie renouvelable, car leurs coûts continuent de diminuer, ce qui rend la décarbonisation du système énergétique mondial plus rentable et économiquement possible que jamais auparavant. L'action du secteur privé en matière de lutte contre le changement climatique est cruciale, parallèlement à une politique gouvernementale robuste pour stimuler la confiance et à permettre des investissements à long terme dans un avenir énergétique propre et équitable. Le doublement de la part mondiale des énergies renouvelables d'ici 2030, soit à hauteur de 36%, génèrerait 50% des réductions d'émissions de CO2 nécessaires pour maintenir la température moyenne mondiale en dessous de 2°C, et génèrerait 24 millions d'emplois au passage.

Le déploiement des énergies renouvelables dans le secteur de l'électricité est sur la bonne voie, mais il reste encore beaucoup à faire dans d’autres secteurs comme les transports, l'industrie et les bâtiments. La plate-forme Biofuture, lancée à Marrakech par le gouvernement du Brésil, vise à devenir une plate-forme dirigée par les pays et axée sur l'action pour favoriser le dialogue politique et la collaboration entre les principaux pays, les organisations, les universités et le secteur privé. Elle traitera en particulier de l'intensification des carburants bas carbone pour le secteur du transport, le bioraffinage et la bioéconomie avancée.

En outre, les partenariats multipartites en faveur de l'avancement des énergies renouvelables lancés l'année dernière pendant la COP21 continuent de prendre de l’ampleur. L'Alliance géothermique mondiale s'est étendue à près de 70 pays membres et institutions partenaires dans le monde. Dans le but de débloquer les investissements géothermiques à l'échelle mondiale, l'alliance a pour objectif de fournir un soutien personnalisé aux régions et aux pays ayant un potentiel de marché géothermique, de faciliter l'échange d'expériences entre les principales parties prenantes du secteur et de fournir une assistance technique et un renforcement des capacités pour favoriser un environnement propice au développement de l 'énergie géothermique.

L'Initiative pour l'énergie renouvelable en Afrique (AREI), lancée par les chefs d'Etat africains à la COP21, vise à accroître la capacité énergétique de l’Afrique de 10 GW d'ici 2020 et de 300 GW d'ici 2030. Dix donateurs se sont engagés à mobiliser 10 milliards de dollars pour contribuer à atteindre les objectifs de 2020. Les dirigeants et les partenaires de cette initiative feront rapport des progrès concrets réalisés depuis la COP21, y compris à propose de la mise en œuvre des engagements des donateurs sur le terrain.

Le Programme mondial sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique (GPREE), initiative majeure annoncée en mai 2016 à Bonn, découle des intérêts communs du Groupe des pays les moins avancés (PMA), de l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS), de la Suède et du Maroc.

Ces pays et groupes lancent actuellement une nouvelle initiative sous l'égide du GPREEE, l'Initiative internationale sur l'efficacité énergétique (IEEI), qui a été présentée pour la première fois par le gouvernement marocain lors de la Semaine du climat 2016 à New York. Il est prévu que IEEI soit un partenariat autonome ouvert à tous les pays. L’initiative vise à promouvoir une diffusion mondiale et rapide des meilleures pratiques en matière d'efficacité énergétique et d'énergie renouvelable à petite échelle afin de soutenir les efforts fournis pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, et à contribuer au renforcement des capacités pour mettre en œuvre les éléments relatifs à l’efficacité énergétique contenus dans les plans climats nationaux (NDC). Les membres de l’initiative la lanceront officiellement au cours de la COP22.

Les participants de la journée de l’énergie reconnaissent que l’Accord de Paris ancre fermement l’urgence des mesures climatiques dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. La transformation des systèmes énergétiques mondiaux doit être juste, ne laissant personne de côté.

Cette ambition est renforcée par l'Objectif de développement durable n°7 des Nations Unies, qui appelle à l'accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne. Le fait que 1,1 milliard de personnes aujourd'hui dans le monde n’ont que peu ou pas accès à l'électricité et que 2,9 milliards de personnes continuent de compter sur des combustibles solides producteurs de fumées et dangereux pour cuisiner et se chauffer nécessite une attention urgente. Dans ce contexte, les femmes et les enfants souffrent des changements climatiques et de la pauvreté énergétique de façon disproportionnelle. Le déblocage des financements qui soutiennent l'accès à l'énergie jouera un rôle direct non seulement dans l'autonomisation des femmes, mais aussi dans leur sécurité, leur santé et leur prospérité, tout en en bâtissant des communautés plus résistantes au travers du monde.

À propos d’IRENA
IRENA est une organisation internationale qui a pour mandat l’adoption généralisée et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergie renouvelable, en quête de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, et de croissance économique bas carbone. C’est un centre d’excellence sur les énergies renouvelables et une plateforme de coopération pour ses 149 membres (148 États et l’Union européenne). IRENA s’approche d’une adhésion universelle avec 27 pays qui ont entamé le processus d’adhésion.

À propos de l’Énergie durable pour tous (SE4ALL)
Énergie durable pour tous est une plateforme mondiale qui permet aux dirigeants de négocier des partenariats et de débloquer les financements pour atteindre l’accès universel à l’énergie durable et contribuer à un monde plus propre, plus juste et plus prospère pour tous. Nous mettons en relations les parties prenantes, réunissons les preuves, jalonnons les progrès, amplifions les voix de nos partenaires et diffusons leurs succès.  

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