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Crédit photo: PM

Cet article fait partie de notre série #Art4Climate, initiative conjointe de la CCNUCC et de Julie’s Bicycle, qui présente le travail d'artistes qui rendent la question complexe du changement climatique plus accessible et compréhensible grâce à leur travail. L'initiative est née au Festival mondial de Salzbourg, au début de l'année.

Pedro Marzorati est un artiste argentin multidisciplinaire qui s’exprime par différentes techniques, selon le sujet qu’il choisit de traiter, que ce soit par la photographie, le land-art ou le dessin sculpté. Les thèmes qui le préoccupent sont majoritairement humanistes, comme celui du changement climatique, sur lequel il a commencé à travailler dès 2008.

Les œuvres de Pedro Marzorati sont réalisées dans la nature et invitent à rentrer en syntonie avec l’actualité, la science et avec le public du monde.

Son dernier projet intitulé Mano à Mano se compose d’une série d’installations gigantesques entièrement construites à base de troncs d’arbres sculptés in situ, comme pour mieux suggérer la relation intime et compliquée que l’homme entretient avec la nature et son environnement.

Dans le premier opus de cette série, Pedro Marzorati nous emmenait au cœur d’une montagne, faisant surgir une main articulée des ruines d’un village à 2000 mètres d'altitude, invitant les randonneurs à interagir avec l’œuvre tout en se questionnant sur sa présence et sa signification. La main apparaît alors comme symbole de l’influence de l’homme sur l’environnement, des dégâts qu’il cause et propose aux spectateurs une réflexion sur la prise en main de son destin par l’humanité.

L’artiste décrit sa démarche en précisant : « L’Homme a la capacité de modifier le monde qui l’entoure par ses actions, et sa main, celle qui manie les outils, peut tour à tour être créatrice ou destructrice, selon les choix qu’il fait et les décisions qu’il prend. Ma nouvelle série Mano à Mano met en scène celui qui s’acharne à façonner ce destin commun. »

Mano à Mano de Pedro Marzorati, réalisé sur les ruines du village La Basse Rua dans le Vars (Hautes-Alpes, France)

Pour son deuxième opus de Mano à Mano, Marzorati nous convie à explorer un lieu nouveau: la maison du Moussel à Andrésy (France). Son travail va maintenant plus loin en présentant deux mains, celles d’un homme et d’une femme, cherchant à se rejoindre et à s’entrelacer. Si l’une sort de la pierre, symbole d’une évolution urbaine, la seconde émerge de la terre, symbole de la nature,  et toutes deux dirigées l’une vers l’autre, tentent de se retrouver, peut-être pour nous suggérer qu’une réconciliation est possible, et que l’urbanisme moderne doit chercher à s’entrelacer, à s’intégrer dans la nature, sans la détruire ou en épuiser les ressources.

Mano à Mano à la maison du Moussel House à Andrésy (France)

Aujourd’hui, le changement climatique est au programme des Objectifs Mondiaux de la communauté internationale par le biais des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Le phénomène n’est plus un concept abstrait mais une réalité concrète dont les impacts sont ressentis aux quatre coins de la planète.

L’œuvre visionnaire et lyrique de Pedro Marzorati nous incite depuis des années à réfléchir à l’interaction entre l’art et la science. Pour lui, la création traduit un acte de militantisme poétique. Artiste engagé, son œuvre vise clairement à changer la perception du public sur ces problématiques universelles en construisant une nouvelle relation entre l’œuvre et le spectateur, et soutient par là-même la mise en œuvre de ces accords internationaux.

« Pendant longtemps, j’ai travaillé sur les conséquences du réchauffement climatique : le déplacement des populations dans Noe Noyé et leur replacement dans Ciudad Silencio, la montée des eaux dans Where the Tides ebb and flow, ou encore les tempêtes et les évènements extrêmes dans Wind. »

Le succès de l’œuvre Where the Tides ebb and Flow de 2008 lui a valu d’être à nouveau présentée à à l’occasion de la COP21 à Paris, et d’être très largement relayée par la presse internationale

Where the Tides Ebb and Flow au Parc Montsouris durant la COP 21 à Paris

Mano à Mano est actuellement en cours d’installation à l’occasion des 20 ans de Sculpture en l’île à Andrésy, et sera visible du 19 mai au 24 septembre 2017 à la maison du Moussel: 4, boulevard Noël-Marc – Andresy - France

Pour plus d’informations:

Pedro Marzorati: pedromarzorati.com | Facebook : Pedro Marzorati Art | @pedromarzorati.news

Liens aux installations

Noe Noyé : http://pedromarzorati.com/noe-noye/

Ciudad Silencio : http://pedromarzorati.com/ciudad-silencio/

Where the Tides ebb and flow, : http://pedromarzorati.com/where-the-tides-ebb-and-flow/

Wind : http://pedromarzorati.com/wind-des-habitats-voles-par-le-vents/

Mano à mano : http://pedromarzorati.com/mano-a-mano/

Tous crédits photographiques : ByPM

#Art4Climate est une initiative commune de la CCNUCC et de Julie’s Bicycle visant à repérer et proposer des travaux récents et nouveaux dans ce domaine. Ceci dit, nous serions également ravis de recevoir vos propositions! Dans ce cas, veuillez s'il vous plaît envoyer vos suggestions de publication à newsroom@unfccc.int ou Chiara@juliesbicycle.com. 

Faites passer notre message - et utilisez les hashtags #Art4Climate et #COP23!

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