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Crédit photo: Pionites melanocephalus / Flickr

La lutte contre le changement climatique nécessite une action élargie, en passant par les grandes et petites villes, le secteur privé, les organisations publiques et privées, jusqu'aux citoyens. Ce fait est bien établi dans l'Accord de Paris sur les changements climatiques avec son accent particulier sur l'action des «acteurs non étatiques».

Des rapports récemment publiés à la suite de cinq réunions régionales révèlent les points de vue des acteurs non étatiques dans les pays en développement sur les clauses de l’Accord de Paris en ce qui concerne (1) le transfert des résultats d'atténuation, principalement l’échange d’émissions; (2) un nouveau mécanisme de développement durable; et (3) un cadre pour les approches non fondées sur le marché. Ces trois instruments économiques sont décrits dans l'Article 6 de l'Accord de Paris.

Lors des réunions, organisées en vue d’amorcer le dialogue, les représentants d’organismes régionaux, d’organisations et des groupes de réflexion ('think tanks'), des consultants, des universitaires, des chercheurs et promoteurs de projets ont conclu, entre autres et avec différents niveaux d'accord, ce qui suit:

  • Les instruments économiques sous l’égide de l'Accord de Paris pourraient aider les pays à réaliser leurs plans nationaux (connus sous le nom de contributions déterminées au niveau national (NDC, selon le sigle anglais)) et/ou permettre aux pays de d’engager à plus d’ambition
  • La prise en compte des avantages du développement durable doit être renforcée, notamment en ce qui concerne la réduction de la pauvreté et les co-bénéfices d’adaptation, et ce peut-être en établissant un lien avec les objectifs de développement durable des Nations Unies
  • Les instruments économiques devraient permettre la transparence et l'assurance d’un suivi, d’une communication de données, et d’une vérification robustes, tout en restant simple et facile d’utilisation.
  • Des NDC quantifiées devraient être une condition préalable pour les transferts des résultats de réduction des émissions, bien que ce puisse être difficile, étant donné que les NDC ne sont pas toujours comparables
  • Les résultats de réduction des émissions transférés devraient être quantifiables dans des unités similaires, telles que des tonnes d'équivalent CO2
  • Une similitude importante pourrait exister entre le mécanisme de développement durable dans le cadre de l'Accord de Paris et les mécanismes fondés sur le marché en vertu du Protocole de Kyoto, qui encouragent le secteur privé à développer des projets de réductions des émissions et de développement.

« Les pays ont adopté l'Accord de Paris, mais il appartiendra à la société toute entière de le mettre en œuvre », a déclaré James Grabert, Directeur du programme des Mécanismes de développement durable au secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. « Les instruments économiques décrits dans l'accord ont un énorme potentiel de stimulation de l'action et de l'ambition, voilà pourquoi les résultats de ces dialogues régionaux sont si importants ».

Les dialogues des acteurs non étatiques régionaux sur l'article 6 de l'Accord de Paris se sont tenus à Bangkok (Thaïlande), le 9 juin 2016, à St. George (Grenade), le 12 juillet, à Bogotá (Colombie), le 14 juillet 2016, à Entebbe (Ouganda), le 18 juillet et à Lomé (Togo), le 22 juillet. En tout, 82 experts régionaux y ont pris part.

Les dialogues ont constitué la deuxième étape d'un projet commencé en 2015, subventionné par les gouvernements de l'Allemagne et de la Norvège, visant à soutenir les pays en développement à utiliser des instruments économiques afin de réaliser leurs NDC.

Les comptes rendus des dialogues, y compris un rapport de synthèse, sont disponibles aux liens ci-dessous et sur les pages web des centres régionaux de collaboration.

Crédit photo: Pionites melanocephalus / Flickr

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