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Au cours d'une réunion à Ise-Shima, au Japon, les pays du G7 ont déclaré qu'ils prendraient les mesures nécessaires pour assurer une ratification, acceptation ou adhésion rapide de l'accord historique de Paris sur les changements climatiques. Dans leur déclaration commune, les dirigeants du Royaume-Uni, États-Unis, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et l'Union européenne se sont également engagé à montrer l’exemple avec une mise en œuvre précoce, transparente et robuste de leurs plans nationaux d'action climat («Contributions déterminées au niveau national»). En outre, ils se sont dits déterminés à accélérer les travaux vers la transition à un système énergétique qui permet une décarbonisation de l'économie mondiale. Et pour la première fois, le G7 a fixé une date butoir pour mettre fin à la plupart des subventions aux combustibles fossiles, s’engageant à mettre fin à l'appui gouvernemental au charbon, pétrole et gaz d’ici fin 2025.

Voici l'extrait pertinent de la déclaration, qui aborde aussi l'énergie propre, le financement du climat, l'aviation et les HFC.

(Traduction officieuse par la rédaction de la CCNUCC)

Changement climatique, Énergie, Environnement 

En accueillant le succès historique du jalon posé par Paris, nous réaffirmons non seulement notre engagement continu dans nos efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique, mais aussi notre détermination à maintenir l'élan de la COP21 et d'assurer la mise en œuvre rapide et réussie de l'Accord de Paris, y compris les objectifs à long terme d’atténuation, d’adaptation et de financement. Dans ce contexte, nous nous félicitons du fait que presque toutes les parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) aient signé l'Accord de Paris, dont tous les membres du G7. Le G7, en continuant à jouer un rôle de chef de file, s’engage à prendre les mesures nécessaires pour assurer la ratification, l'acceptation ou l'approbation de l'accord le plus tôt possible et demande à toutes les Parties de faire cet effort en vue d’ un objectif d'entrée en vigueur en 2016. 

Nous nous engageons à mener une mise en œuvre précoce de nos contributions déterminées au niveau national de manière transparente et robuste, et à promouvoir une ambition croissante au fil du temps. Nous nous engageons également à participer activement à l’examen régulier des progrès des bilans mondiaux tous les cinq ans. Nous nous engageons aussi à formuler et communiquer des stratégies de développement à bas carbone à long terme pour la mi-siècle bien avant l'échéance de 2020, conscients de l'importance de maintenir de l'augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels, et de persister dans les efforts visant à limiter cette augmentation à 1,5 ° C au-dessus des niveaux préindustriels, ainsi que de parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions par les puits de GES dans la seconde moitié du siècle. 

Nous encourageons toutes les Parties à participer de manière constructive aux travaux techniques en vue de convenir de modalités pour une mise en œuvre efficace et transparente de l'Accord de Paris par tous les pays, y compris par les plus gros émetteurs. Reconnaissant que nous, en collaboration avec d'autres pays donateurs, faisons de constants progrès vers la réalisation de l'objectif de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 dans le cadre des actions d'atténuation et de transparence de la mise en œuvre, nous poursuivons nos efforts pour fournir et mobiliser un financement climatique plus important de sources publiques et privées. Nous encourageons les autres pays à fournir ou à continuer de fournir et de mobiliser le financement climatique, pour aider les pays en développement en ce qui concerne l'atténuation et à l'adaptation, et à mettre en œuvre leurs plans climat nationaux (NDC). Nous accueillons les engagements pris par les Banques multilatérales de développement (BMD) et les institutions de financement du développement de fournir des niveaux accrus de financement du climat. Nous appelons les BMD et les institutions financières de développement à intégrer les mesures sur les changements climatiques dans les stratégies de développement et d'utiliser autant que possible leurs bilans et leur capacité à mobiliser le financement privé et d'autres partenaires à l'appui des programmes menés par les pays pour atteindre cet objectif. Dans le cadre de cet objectif, nous soulignons également notre engagement continu de mobiliser le financement et la promotion du transfert de technologies adéquates ainsi que le renforcement des capacités pour soutenir la planification et les mesures d'adaptation dans les pays en développement les plus vulnérables, en réponse à leurs besoins croissants. 

Nous saluons les progrès effectués à ce jour et sommes prêts à promouvoir plus avant les initiatives pertinentes sur l'assurance des risques climatiques, les systèmes d'alerte précoce et les énergies renouvelables en Afrique, tels que InsuResilience, CREWS et l'Initiative pour l'énergie renouvelable en Afrique. Nous saluons en outre la participation du secteur privé, des entités infranationales, et d'autres par l'intermédiaire du Programme d'action de Lima-Paris. Nous reconnaissons que l'innovation est essentielle pour une riposte mondiale efficace à long terme à notre défi climatique commun, et avons l'intention de jouer un rôle de premier plan dans la mission de l'innovation. Nous saluons également la direction de la communauté du secteur privé à cet égard. Nous reconnaissons le rôle important de fournir des incitatifs pour les activités de réduction des émissions, dont des outils tels que des politiques nationales et une tarification du carbone. Nous accueillons la mise en place de la Plateforme du marché du carbone et son premier dialogue stratégique qui se tiendra à Tokyo.

Reconnaissant le besoin urgent d'efforts efficaces dans le domaine de l'aviation internationale, nous exprimons notre fort engagement à travailler ensemble pour l'adoption d'une mesure mondiale fondée sur le marché (GMBM, en anglais) afin de permettre une croissance neutre en carbone à partir de 2020, par le biais d’un dialogue constructif, en parvenant à une décision à la 39ème session de l'assemblée de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Nous encourageons tous les dirigeants du monde à se joindre à nous pour soutenir une décision avant la fin de l’année. Nous reconnaissons également l'importance de la réduction des émissions de polluants climatiques de courte durée, y compris le carbone noir, les hydrofluorocarbures (HFC), et le méthane, pour aider à ralentir le rythme du réchauffement à court terme. Nous sommes particulièrement résolus à faire baisser nos émissions de méthane et reconnaissons en outre l'importance d'adopter des mesures nationales.

Nous saluons la décision prise à Dubaï par les parties au Protocole de Montréal de travailler sur les HFC dans le cadre du Protocole de Montréal, et nous appuyons l'adoption d'un amendement ambitieux au Protocole de Montréal pour l’élimination progressive des HFC en 2016. Nous avons l’intention de fournir un soutien supplémentaire par le biais du Fonds multilatéral suite à un amendement pour sa mise en œuvre. Compte tenu du fait que la production et l'utilisation d'énergie comptent environ pour deux tiers des émissions mondiales de GES, nous reconnaissons le rôle crucial que le secteur de l'énergie doit jouer dans la lutte contre le changement climatique. Nous demeurons engagés à l'élimination des subventions aux combustibles fossiles inefficaces et encourageons tous les pays à le faire en 2025.

L'énergie joue un rôle crucial dans le maintien de la croissance économique mondiale. En gardant ceci à l'esprit, nous nous engageons à jouer un rôle de premier plan dans la facilitation des investissements énergétiques. Nous encourageons les parties prenantes concernées, en dépit de l'incertitude accrue posée par les niveaux de prix de l'énergie actuelle, à maintenir leurs investissements dans le secteur énergétique, en particulier dans les infrastructures énergétiques de qualité et le développement novateur, de sorte que nous puissions atténuer les risques qui concernent la croissance future de l'économie mondiale. Nous reconnaissons le rôle important que le système énergétique a à jouer dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris. À cet égard, nous sommes déterminés à accélérer notre travail en vue de la transition vers un système énergétique qui permet une décarbonisation de l'économie mondiale. Nous réitérons notre ferme soutien à la mission de l'innovation et nous engageons à investir davantage dans le soutien de l'innovation dans les technologies énergétiques, à encourager les produits, installations et bâtiments propres et efficaces d’un point de vue énergétique, de manière à assurer une croissance économique à basse émission de GES. Nous soutenons les efforts accrus sur l'efficacité et l'utilisation des énergies renouvelables, notamment l'hydroélectricité, ainsi que d'autres ressources énergétiques nationales.

Voir la déclaration complète (en anglais).

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