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Crédit photo: IISD

'Les rapports scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) constituent une contribution essentielle aux gouvernements dans leurs efforts pour faire face au changement climatique. Les gouvernements ont donné une nouvelle impulsion aux rapports du GIEC, en demandant récemment des rapports du GIEC supplémentaires et en décidant d'intégrer les dernières découvertes scientifiques dans le cadre du processus bilan mondial de l'Accord de Paris.

Afin de renforcer la mise en œuvre de l'Accord, les pays ont convenu de faire le bilan des progrès réalisés tous les cinq ans. Les contributions et les modalités précises pour effectuer le bilan mondial font maintenant l'objet de discussions pour les éclaircir. Les rapports du GIEC sont des apports importants et demeurent un élément essentiel et complexe de l'équation. C'est pourquoi, à la dernière conférence sur le changement climatique de l'ONU à Bonn, au sein de l'un des organes consultatifs clés, le Président du SBSTA a coorganisé un événement spécial avec le GIEC pour entamer un dialogue ouvert sur la façon d'aller de l'avant.

L'événement, qui s'est tenu le 18 mai, a été la première occasion pour les pays d'échanger directement avec le GIEC sur la façon dont les rapports du GIEC peuvent informer le bilan mondial. Plus de 200 participants (représentant des pays, du GIEC, et des organisations d'observateurs) se sont réunis afin de mieux préciser le comment, le quoi exactement et le quand, en ce qui concerne les rapports qui informent le bilan mondial.

Cet événement spécial a débuté avec les discours d'ouverture des Présidents du SBSTA et du GIEC. Des présentations ont été également faites par des experts des groupes de travail du GIEC et du Groupe de travail sur les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, ainsi que par le secrétariat de la CCNUCC. Cette vue d'ensemble et de nouvelles informations scientifiques ont donné aux pays une bonne toile de fond sur la question.

Se fonder sur le succès des rapports du GIEC

Ayant à l'esprit ce que le GIEC prévoit de produire et quand, les pays ont fait leurs suggestions sur la façon dont les rapports pourraient être mieux utilisés dans le bilan mondial.

Par exemple, sur la question du quand, plusieurs voix se sont fait entendre en soutien à l'alignement des rapports de synthèse du GIEC en cycles de cinq ans de manière à coïncider avec l'année précédant l'étape des cinq ans du bilan mondial. Sur le quoi, plusieurs pays en développement ont appelé à davantage d'analyses et de scénarios pour comprendre ce qui est nécessaire à l'atteinte de la limite de température souhaitée des 1.5 degrés Celsius prévue à Paris.

Certains pays ont également appelé à davantage de rapports du GIEC pour alimenter le bilan sur les mesures chiffrées de l'adaptation, l'information au niveau régional, la pertinence des politiques et la documentation non évaluée par des pairs (documentation dite "grise").Sur le comment, de nombreux participants ont suggéré d'intégrer les meilleures pratiques des bilans mondiaux précédents ou les  expériences des examens comme en 2013-2015, au moyen d'un dialogue structuré entre experts.

Les discussions ont été un point de départ important pour renforcer les résultats de Paris car le bilan mondial et les rapports d'évaluation du GIEC joueront un rôle fondamental dans l'intégrité de l'accord de Paris à l'avenir.

Pour en savoir plus sur l'événement spécial SBSTA-IPCC, veuillez visiter cette page.

Pour regarder la web-émission à la demande, cliquez ici.

Crédit photo: IISD

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